Sydney, découverte

Voilà déjà quelques jours que j’ai quitté Sydney. Le temps passe plus vite que nulle part ailleurs en Australie. Je n’ai pas pu écrire les quelques lignes habituelles du coup je vous propose de légender les photos avec les musiques que j’écoute en ce moment, à mesure que les paysages passent (vous trouverez la playlist complète en fin d’article si vous voulez être un peu avec moi) !

Harbour Bridge & The Opera

 

Norah Jones – Sunrise

Flavia Coelho – Paraiso

Ibeyi – River

All I have to do is dream – Corr/Voulzy (et tout l’album La Septième Vague)

Manly Beach

Ulysses and the sea – Papooz

La vie en rose – Trio esperança

Pacifique – Zoufris Maracas

La rua Madureira – Pauline Croze (et tout l’album Bossa Nova)

Bondi Beach

T’es beau – Pauline Croze

La Canopée – Polo & Pan

Hero – Family of the year

Le baiser – Alain Souchon

Palm Beach

 

Voyager – Renan Luce

Une Ame – M/Fatoumata Diawara

Mystical Melodies – Theodore, Paul & Gabriel

You’re high – Agar agar

–> Playlist complete 

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Great Ocean Road – Le paradis du surfeur (3)

Suite et fin de l’aventure australienne pour Malo et pas des moindres… Un petit tour à Surf city, ça vous dit ?

Torquay et Bells Beach

Sur la route entre Apollo Bay et Melbourne nous avons fait une halte prêt de Bells Beach, et ses spots de surfs connus mondialement (qui accueillent entre autres le RipCurl surf pro, c’est LA compétition internationale de surf). On décide de s’arrêter à Torquay plus précisément, capitale du surf en Australie! Du coup, obligés d’aller louer des planches. Sous un soleil de plomb, c’est parti pour aller essayer de prendre quelques petites vagues. Pas si petites que ça finalement. En ce qui me concerne j’ai surtout profité du doux goût salé de l’océan pacifique, certains boivent la tasse, là c’était plutôt des grands saladiers. Il paraît que c’est très bon pour la santé. J’ai aussi pu ré-expérimenté l’effet « machine à laver » par lequel tout surfeur qui se respecte adore passer et qui permet de visiter les fonds marins pendant quelques secondes en espérant ne pas se prendre de planches sur la tête. Bref une session pas ennuyante !

Heureusement elle a été plus fructueuse pour Malo qui a pris « la plus longue vague de sa vie ». Surfer en Australie c’est fait et c’était pas de la blague !

Comme on est des surfeurs accomplis, on est allés visiter le musée du surf, rien que ça ! Ca m’a replongé dans mes années « surfeur mag’ ». Des planches de toutes les couleurs, de toutes les tailles et de toutes les époques, pareil pour les combinaisons. Y’a pas à dire, le surf c’est un sport qui a du style et du panache. Affirmation confirmée le soir-même, devant le lever de pleine lune sur la plage à Bells Beach. Alors que le ciel commence à être bien noir, on croise des surfeurs qui rentrent tranquillement de la plage après une session de nuit… Notre hôte à Torquay nous expliquera plus tard que c’est un rituel pour certains d’aller surfer les nuits de pleine lune mais qu’elle évite parce que c’est là que les requins sortent..

Dernier tour à Melbourne

On a regagné Melbourne avec du sable encore plein les cheveux, la peau salée, des bruits de vagues et de mouettes dans la tête. Ces quelques jours on fait voyager tous nos sens.. Quoique un peu sur notre faim niveau nourriture (ahah). On s’est donc bien rattrapés dans la capitale de la Victoria. Entre deux repas on a déambulé dans les Royal Botanical Gardens, promenade de luxe entre ces arbres et fleurs venus d’ailleurs. Puis on a fait un tour par Hosier Lane pour ne pas passer à côté de la street culture qui fait aussi partie de Melbourne.

Des au revoir chargés d’émotions et c’est déjà l’heure de reprendre la route. Direction l’hémisphère nord pour Malo et Sydney pour moi !

Melbourne et la Great Ocean Road (1)

Le retour depuis Bright à l’arrière de notre Trooper à profiter les paysages de la campagne australienne a été bien agréable. Après une belle soirée de cloture, les copains parapentistes sont repartis vers la France et l’hiver et nous avons continué à découvrir Melbourne. La Great Ocean Road nous attendait juste après ça.

A day in Melbourne

Au programme : de la culture et de l’art, des buildings, des grands parcs, de la bonne bouffe et bien sûr, le tant attendu océan pacifique !

Tout le monde nous l’avait recommandé, la National Gallery of Victoria ne nous a pas déçue. La triennale qui rassemble les œuvres de 100 artistes venus de 30 de pays a été pour nous aussi ludique qu’inspirante. Déambuler entre les étages de la National Gallery pendant des heures a fini de nourrir notre curiosité.

Après ça on a profité de la vie d’une cité cosmopolite en restant le plus loin possible de notre auberge de jeunesse (pas très accueillante) hors des heures de sommeil. On a mangé chinois, indien (dans un restaurant divin, merci Louise !). Et on a vu l’océan ! Chouette mais l’organisation de la suite nous attendait déjà, en route pour la Great Ocean Road.

Great pour grandiose  

La voiture louée, le airbnb réservé, nous partons pour la Great Ocean Road, l’aventure nous attend. Difficile d’écrire les émotions par lesquelles on passe ici. Pour ma part c’est au delà de ce que j’attendais de l’Australie. La faune et la flore tellement riche du pays sont partout. On en a fait l’expérience dès notre premier arrêt sur la route à Kenett River. Nous partions pour une petite balade dans l’espoir de croiser des koalas. Mais des perruches royales nous ont littéralement attaquées (faux ! on leur apportait des graines mais ça fait moins aventuriers)… Bref on a nourri des perruches royales sauvages qui venaient se poser sur nous sans aucune crainte. Déjà un grand moment, on aurait pu repartir, notre journée été faite.

C’était sans compter la quinzaine de koalas qu’on a croisé sur le reste de la balade. Au milieu de la forêt, dans une ambiance dingue avec autour de nous seulement les bruits des oiseaux, à regarder les plus grands arbres qu’on ait vus jusqu’ici (on a fait mieux depuis… Voir l’un des prochains épisodes), quoi demander de mieux ? Ces petites boules de poils sont tellement apaisantes à regarder qu’on a envie d’être perchés à leur place. Attention, mignonitude à haute dose dans les photos qui suivent.

Cette fois, on savait qu’on n’aurait pas mieux. Ça faisait déjà beaucoup pour un jour. Encore loupé, l’enthousiasme a atteint son comble avec la vue sur l’océan turquoise sur la suite de la Great Ocean Road et l’arrivée dans notre airbnb de luxe (nommé humblement « crashing waves ») depuis lequel on voit la plage et entend le bruit des vagues! Australia, you’ve set the bar high.

La suite de notre « Great Ocean Road trip » bientôt.

Chercher le beau à Quito

Episode de l’hôpital…

Cela fait seulement quelques semaines que je voyage, je n’ai vu qu’un seul pays mais j’ai déjà rencontré beaucoup de gens, vu tellement de lieux que mon corps a surement cru que j’étais partie depuis plusieurs mois. En tous cas, en arrivant à Quito il a dit stop. Repos forcé ma petite. Après 2 jours clouée au lit, j’ai décidé qu’il était temps d’aller voir si ce n’était pas plus grave que de la fatigue. Déjà cette histoire d’entorse m’avait mis la puce à l’oreille mais là je me sentais vidée, j’avais du mal à respirer, de l’énergie pour rien et le moral suivait.

Direction l’hôpital de Quito pour vérifier qu’il n’y avait rien de grave auprès d’un médecin francophone. Pas de médecin francophone à l’hôpital le samedi. Plutôt 6h d’attente interminables entre 2 anti-inflammatoires, une radio des poumons et l’inquiétude de n’avoir pas bien compris les explications du médecin en espagnol sur mon état de santé. Finalement rien de grave : grippe + pharyngite + crise d’anémie modérée.

Bien que rassurée, ce manque de forme, en plus de m’avoir mise à plat, m’a surtout fait réfléchir à plein de choses. À ce stade, j’étais toute seule à Quito, avec pas assez de forces pour sortir de l’auberge plus de quelques heures et une sacrée envie de rentrer en France pour me reposer dans un lieu sûr et passer les fêtes de fin d’année avec ma famille. Et voilà, j’étais en plein dans le creux de la vague. Je voulais rentrer.

… puis du vieux Quito

Heureusement, ma copine Thaïs arrivait le soir-même à l’auberge où j’étais. Et le lendemain elle a réussi à me traîner pour aller visiter en long, en large et en travers le vieux Quito. C’est là que j’ai commencé à voir le beau à Quito… Les bâtiments au style colonial respirent ici quelque chose de fort, on ressent le poids des années et de l’histoire dès qu’on lève les yeux.

Que dire des musées incas et des églises aux architectures toutes plus impressionnantes les unes que les autres, dans lesquelles des milliers d’équatoriens viennent d’ailleurs aussi chercher le beau chaque jour. La vue imprenable sur la ville depuis le haut de la Basilica del Sagrado Voto Nacional avec un ciel qui faisait le spectacle a fini de m’émerveiller.

Quand Thaïs est partie vers la Colombie, Sam (rencontré lors du Quilotoa loop) est apparu à l’auberge comme par magie avant de prendre son vol pour rentrer. Les jours qui ont suivi n’ont pas été plus facile niveau forme. À Quito, les gens sont souvent de passage, difficile de trouver un groupe bien qu’il y ait plein de francophones super sympas à l’auberge et puis j’étais trop épuisée pour faire des efforts de sociabilisation.

J’étais partagée entre l’impression d’avoir vécu un mois et demi très riche (c’était déjà beaucoup, ça pouvait s’arrêter là) et le fait de savoir qu’il faut parfois forcer un peu en voyage pour voir un nouveau chapitre s’ouvrir. Ce voyage j’ai décidé de le faire sans fixer de date retour pour pouvoir rentrer quand je sentais que c’était le moment. A ce stade là, j’avais l’impression d’avoir fait beaucoup et la Colombie pourtant si proche géographiquement me faisait moins de l’œil qu’avant mon départ.

… et je pose mes valises.

En attendant de prendre une décision, je cherche le beau, donc. Je profite de chaque sortie dans la ville pour me laisser imprégner par la douceur de l’ambiance. Un rayon de soleil qui donne une jolie lumière aux collines verdoyantes, une musique sur le chemin qui me fait me sentir bien, un groupe d’écoliers qui rit, les monuments qui apparaissent à chaque coin de rue, un échange en espagnol avec des équatoriens dans un commerce, une jolie librairie dans laquelle je peux me perdre quelques minutes. Provoquer l’émerveillement et m’inspirer du décor. « Le beau est toujours bizarre »* disait Baudelaire. Ici, le beau est toujours beau.

Quelques jours plus tard, je suis un peu plus en forme mais j’ai envie de rester à Quito encore un moment pour être sûre d’avoir assez de forces avant de repartir vers d’autres contrées ou de choisir de rentrer me reposer (pour mieux repartir). J’ai commencé un volontariat dans une auberge de la ville. Je suis contente de poser mes valises et de pouvoir être dans un environnement où je continue à rencontrer du monde. Poser ses valises au coeur de la vieille ville la plus étendue d’Amérique latine qui est aussi inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco me paraît être une bonne idée pour aujourd’hui. On verra demain.

*Cette réflexion sur « le beau et l’émerveillement » est inspirée d’un des nombreux podcasts que j’écoute en voyage. Il s’agit de Remède à la mélancolie présentée par Eva Bester et dont l’invité du 12 novembre était Juliette Armanet (que j’adore pour sa musique par ailleurs). Vous pouvez l’écouter ici.

Jardin Botanico de Guayaquil

Avant hier j’ai eu l’occasion d’aller visiter le Jardin Botanico de Guayaquil, tout au nord de la ville où j’ai croisé plein de petites bêtes sympas.. des tortues, des singes, des perroquets qui répètent en espagnol, des jolis papillons et encore des iguanes!

Après avoir testé un restaurant spécialiste de la banane plantain en début de semaine, on est allés en ville chez un spécialiste de poisson et on s’est régalé, du super bon poisson, des bonnes crevettes, des sauces à base de coco (miam!) et beaucoup de coriandre pour le plus grand plaisir de Téo!

Hier l’organisation de la World Cup organisait une soirée dans une restaurant de crabes, il ne nous a pas fallu longtemps pour devenir des vrais petits pros du cassage au marteau! En partant on a croisé des langoustines qui se baladaient par là..

Les conditions de vol sont moyennes ces derniers jours, pas de manche hier pour les parapentistes mais on profite des petits plaisirs de la vie équatorienne comme les garrapiñados (cacahuètes enrobées de sucre et de coco), sur le paquet c’est écrit « alto en azucar, alto en grasa » (beaucoup de sucre, beaucoup de gras) alors on essaie d’arrêter !!

Paragliding World Cup en Equateur

Avant que la compétition ne commence, j’ai été faire un petit tour sur le déco avec les copains. Voilá quelques images de la vue depuis lá-haut et aussi de la vue en l’air sur les forets et élevage de crevettes !

Images assez peu représentatives du temps équatorien, on voit rarement le ciel bleu mais il ne pleut jamais !!

Photos prises en l’air par Téo Bouvard (suivez sa page athlete sur Facebook pour des vidéos des vols quotidiennes), modeles Simon et Bastien 😉