Revenir sur ses pas… Noosa, Brisbane, Byron Bay !

Mauvais plan !

Pour nous, le travail dans les fermes en Australie a été une succession d’arnaques. Avis partagé avec la plupart des backpackers rencontrés sur la route. Promesse de logement gratuit puis obligation de payer sur place, paie au rendement qui ne rapporte vraiment pas grand chose (comparé aux conditions de travail). On retiendra le plaisir de mettre les mains dans la terre et du ramassage de fruits qui nous rappelle la douceur des vendanges mais ça ne suffira pas à nous garder loin de l’océan. Bref pas la meilleure expérience de notre vie mais il fallait essayer pour le savoir ! Bundaberg, tu ne nous manqueras pas…

Heureusement, il nous est arrivé plein de choses chouettes sur la route ! Le récit sera rapide et je vous laisse avec les photos !

Brisbane

Rapide visite de la ville avec notre guide local, Hugui, chouette de se retrouver ici malgré la chaleur étouffante. On a été les spectateurs d’une compétition de cocktails (si, si ! Finales du Queensland). C’est un peu comme un concours d’éloquence sauf que les participants illustrent leur propos avec un mélange alcoolisé. Super ambiance australienne !

Noosa

Un peu déçues de notre expérience ratée on est allées recharger les batteries à Noosa. Des lumières et scènes à couper le souffle, du bon surf et le retour revigorant à l’océan, trop bon !

Byron Bay, again…

Hugo et Francesca rencontrés un peu plus tôt lors de notre expérience en stop, déçus pour nous, eux aussi, nous proposent gentiment de l’hébergement en échange de quelques travaux dans leur belle maison pour la semaine. Montage d’une balancelle, nettoyage de voiture, préparation de repas etc. Vu le confort de l’endroit et la maison grandiose dans une ville qui nous tient particulièrement à cœur, c’est plutôt du luxe. Une sinusite aigue gâche quelque peu le plaisir mais quel meilleur endroit que la belle baie pour se remettre sur pieds ? Byron Bay la magnétique nous ramène toujours à elle.

Fun facts sur Byron :

  • Lieu d’Australie qui enregistre le plus de naissances
  • Aucun passage piétons ni feux de circulations dans la ville pour éviter la pollution visuelle
  • Byron est au bord d’un ancien volcan dont le cratère est chargé d’énergie ce qui lui confère cette atmosphère si spéciale d’après les locaux
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Byron Bay et la Gold Coast… en stop ?

Faire du stop en Australie et vivre une aventure extraordinaire pendant quelques jours ça vous dit ? Je vous embarque…

Camille, ma copine québécoise m’a rejoint à Sydney. On va finir ce voyage ensemble et on est trop contentes de s’être retrouvées ! Il ne nous a pas fallu plus de 5 minutes pour se mettre d’accord sur le fait qu’on voulait quitter la grande ville pour retrouver l’océan. Direction Byron Bay dès le lendemain (14h de bus plus haut sur la côte).

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Byron Bay est une petite ville hippie-chic, un autre temple du surf mais avec une activité culturelle riche. Chaque soir il y a des concerts sur la plage, on a souvent vu des musiciens improviser des bœufs et les gens danser autour sur la digue. On s’y sent bien, les lumières sont magnifiques. La taille de la ville joue pour beaucoup, on peut facilement la traverser à pied ou à vélo mais il y a toujours quelque chose à faire ou à voir.

Malheureusement on se rend rapidement compte qu’il sera difficile de trouver du boulot à Byron à cette période de l’année. En cherchant bien on trouve une offre pour aller planter des fraises dans une ferme à Bundaberg (7h de voiture au dessus). On a super envie de tester l’expérience de la ferme en Australie mais les transports publics sont très chers pour s’y rendre. Ce sera mission stop pour nous ! Au Québec c’est courant, je pars donc avec une habituée.

Levées tôt, panneau annonçant Brisbane prêt (on veut faire une étape à Brisbane parce qu’on a peu de chance de trouver quelqu’un qui va à Bundaberg depuis ici) nous voilà postées sur le bord de la route en face de notre auberge de jeunesse pouce en l’air à l’ombre d’un arbre. Quelques 10 minutes plus tard, une voiture s’arrête. À l’intérieur, deux quarantenaires ébahis d’avoir vu le dos de notre panneau : « Bundaberg ». Apparemment ici c’est comme d’écrire « Chine » vu la distance qui sépare les deux points. Ils nous proposent de nous emmener jusqu’à la Gold Coast, 1h au nord. On accepte tout de suite.

Comme ils rentrent du yoga, une pause « jus d’orange/café » s’impose après 5 minutes de route. On se dit que ça va être long mais ils sont tellement sympas que ça nous va. D’un côté Hugo, qui connaît bien la France et habite Byron Bay depuis quelques mois. De l’autre, Clayton, un artiste reconverti qui vit sur la Gold Coast. Rapidement Clay a l’idée de nous embaucher pour quelques jours afin de l’aider à constituer l’une de ses œuvres. Ca nous fait envie mais on a peur de perdre notre opportunité de travail à Bundaberg. On lui demande de nous déposer sur la Gold Coast et de nous laisser quelques heures de réflexion. L’occasion de découvrir au passage le spot de la compétition de surf du Roxy pro.

Quand il revient en début d’après-midi, il nous a réservé et payé une auberge tout près. On est super contentes et on découvre en même temps que notre employeur à Bundaberg peut venir nous chercher à Brisbane deux jours plus tard. Tout s’enchaine parfaitement bien. La mission pouce en l’air s’arrête ici mais on réalise la chance qu’on a. Le soir on fait un magnifique pique-nique sur la plage avec la famille d’adoption de Clayton : Natacha et David qui sont deux mécènes reconnus dans le monde de la sculpture australienne, Chloé et Mackenzie qui sont deux danseuses étoiles en devenir. Bref on est bien entourées et on passe une super soirée !

Les jours qui suivent alternent moments tous ensemble, travail à l’assemblage de petites pin-wheel (fleurs moulin à vent) pour Clay et découverte de la Gold Coast. Surfer’s paradise, les lieux branchés, des salles de spectacles cachées, plein de petits trésors qu’on ne découvre qu’en se baladant avec les locaux. La vie est douce, le temps est bon. Le week-end finit par un cours de yoga de retour à Byron avec Hugo et sa très gentille femme Francesca chez qui on passera une délicieuse soirée.

3 jours plus tard, retour au point de départ donc. On en rit parce qu’on a finalement pas été très efficace en stop. On subit un peu le décalage horaire entre l’état du New South Wales et du Queensland (rires). En fait il n’y a pas de changement de fuseau horaire entre les 2 mais le Queensland a décidé d’être le seul endroit d’Australie à ne pas passer à l’heure d’été. Quand on part à 9h30 de Byron Bay on arrive à 9h30 sur la Gold Coast. Ca fait gagner du temps mais les journées sont à rallonges.

Prochaines étapes : Brisbane, Bundaberg, l’œuvre d’art de Clay finalisée… et un beau retournement de situation !

Plein de pensées ensablées (franco-québécoise) s’envolent vers l’hiver français !

Great Ocean Road – Le paradis du surfeur (3)

Suite et fin de l’aventure australienne pour Malo et pas des moindres… Un petit tour à Surf city, ça vous dit ?

Torquay et Bells Beach

Sur la route entre Apollo Bay et Melbourne nous avons fait une halte prêt de Bells Beach, et ses spots de surfs connus mondialement (qui accueillent entre autres le RipCurl surf pro, c’est LA compétition internationale de surf). On décide de s’arrêter à Torquay plus précisément, capitale du surf en Australie! Du coup, obligés d’aller louer des planches. Sous un soleil de plomb, c’est parti pour aller essayer de prendre quelques petites vagues. Pas si petites que ça finalement. En ce qui me concerne j’ai surtout profité du doux goût salé de l’océan pacifique, certains boivent la tasse, là c’était plutôt des grands saladiers. Il paraît que c’est très bon pour la santé. J’ai aussi pu ré-expérimenté l’effet « machine à laver » par lequel tout surfeur qui se respecte adore passer et qui permet de visiter les fonds marins pendant quelques secondes en espérant ne pas se prendre de planches sur la tête. Bref une session pas ennuyante !

Heureusement elle a été plus fructueuse pour Malo qui a pris « la plus longue vague de sa vie ». Surfer en Australie c’est fait et c’était pas de la blague !

Comme on est des surfeurs accomplis, on est allés visiter le musée du surf, rien que ça ! Ca m’a replongé dans mes années « surfeur mag’ ». Des planches de toutes les couleurs, de toutes les tailles et de toutes les époques, pareil pour les combinaisons. Y’a pas à dire, le surf c’est un sport qui a du style et du panache. Affirmation confirmée le soir-même, devant le lever de pleine lune sur la plage à Bells Beach. Alors que le ciel commence à être bien noir, on croise des surfeurs qui rentrent tranquillement de la plage après une session de nuit… Notre hôte à Torquay nous expliquera plus tard que c’est un rituel pour certains d’aller surfer les nuits de pleine lune mais qu’elle évite parce que c’est là que les requins sortent..

Dernier tour à Melbourne

On a regagné Melbourne avec du sable encore plein les cheveux, la peau salée, des bruits de vagues et de mouettes dans la tête. Ces quelques jours on fait voyager tous nos sens.. Quoique un peu sur notre faim niveau nourriture (ahah). On s’est donc bien rattrapés dans la capitale de la Victoria. Entre deux repas on a déambulé dans les Royal Botanical Gardens, promenade de luxe entre ces arbres et fleurs venus d’ailleurs. Puis on a fait un tour par Hosier Lane pour ne pas passer à côté de la street culture qui fait aussi partie de Melbourne.

Des au revoir chargés d’émotions et c’est déjà l’heure de reprendre la route. Direction l’hémisphère nord pour Malo et Sydney pour moi !

Melbourne et la Great Ocean Road (1)

Le retour depuis Bright à l’arrière de notre Trooper à profiter les paysages de la campagne australienne a été bien agréable. Après une belle soirée de cloture, les copains parapentistes sont repartis vers la France et l’hiver et nous avons continué à découvrir Melbourne. La Great Ocean Road nous attendait juste après ça.

A day in Melbourne

Au programme : de la culture et de l’art, des buildings, des grands parcs, de la bonne bouffe et bien sûr, le tant attendu océan pacifique !

Tout le monde nous l’avait recommandé, la National Gallery of Victoria ne nous a pas déçue. La triennale qui rassemble les œuvres de 100 artistes venus de 30 de pays a été pour nous aussi ludique qu’inspirante. Déambuler entre les étages de la National Gallery pendant des heures a fini de nourrir notre curiosité.

Après ça on a profité de la vie d’une cité cosmopolite en restant le plus loin possible de notre auberge de jeunesse (pas très accueillante) hors des heures de sommeil. On a mangé chinois, indien (dans un restaurant divin, merci Louise !). Et on a vu l’océan ! Chouette mais l’organisation de la suite nous attendait déjà, en route pour la Great Ocean Road.

Great pour grandiose  

La voiture louée, le airbnb réservé, nous partons pour la Great Ocean Road, l’aventure nous attend. Difficile d’écrire les émotions par lesquelles on passe ici. Pour ma part c’est au delà de ce que j’attendais de l’Australie. La faune et la flore tellement riche du pays sont partout. On en a fait l’expérience dès notre premier arrêt sur la route à Kenett River. Nous partions pour une petite balade dans l’espoir de croiser des koalas. Mais des perruches royales nous ont littéralement attaquées (faux ! on leur apportait des graines mais ça fait moins aventuriers)… Bref on a nourri des perruches royales sauvages qui venaient se poser sur nous sans aucune crainte. Déjà un grand moment, on aurait pu repartir, notre journée été faite.

C’était sans compter la quinzaine de koalas qu’on a croisé sur le reste de la balade. Au milieu de la forêt, dans une ambiance dingue avec autour de nous seulement les bruits des oiseaux, à regarder les plus grands arbres qu’on ait vus jusqu’ici (on a fait mieux depuis… Voir l’un des prochains épisodes), quoi demander de mieux ? Ces petites boules de poils sont tellement apaisantes à regarder qu’on a envie d’être perchés à leur place. Attention, mignonitude à haute dose dans les photos qui suivent.

Cette fois, on savait qu’on n’aurait pas mieux. Ça faisait déjà beaucoup pour un jour. Encore loupé, l’enthousiasme a atteint son comble avec la vue sur l’océan turquoise sur la suite de la Great Ocean Road et l’arrivée dans notre airbnb de luxe (nommé humblement « crashing waves ») depuis lequel on voit la plage et entend le bruit des vagues! Australia, you’ve set the bar high.

La suite de notre « Great Ocean Road trip » bientôt.

Latacunga y Quilotoa

 

Latacunga

Après cette mésaventure pour ma cheville (#entorse) je décide de continuer jusqu’à Latacunga où on loge dans une super jolie auberge de jeunesse. La vue sur la ville et le volcan de Cotopaxi est imprenable depuis la terrasse. La nuit n’est pas très reposante (comme souvent le samedi en Equateur, jour de fête!) mais pour l’instant je ne subis pas vraiment les effets de l’altitude (Latacunga est à 3000m d’altitude).

 

Sigchos – Isinlivi

Départ en fin de matinée le lendemain direction Sigchos, d’où part la première étape du trek : Sigchos –> Isinlivi. Et oui, malgré mon entorse de la veille et une cheville peu stable j’ai du mal à renoncer au trek de 3 jours qui nous attend. A la descente du car on se retrouve entre « touristes » et je rencontre Samuel, Julie et Vincent que je ne vais plus quitter pendant 3 jours. On s’entend tout de suite bien. Il faut dire que le trek du Quilotoa est renommé pour ses randonneurs perdus arrivant tard au refuge, on s’applique à prendre le bon chemin et ça rapproche! Cette première étape n’est pas une promenade de santé, ça monte et ma cheville n’est pas super contente mais j’arrive à bout des quelques heures de marche.

L’arrivée au refuge est grandiose! On a choisi ce trek aussi pour la qualité des refuges en route dans lesquels les voyageurs se rencontrent et se lient d’amitié. On en attendait pas tant! Des lieux de vie magnifiques, un spa (le luxe!), une salle de yoga face à la montagne, du feu dans la cheminée dans chaque chambre, bref, on est reçus comme des rois. Le lendemain matin je profite d’ailleurs d’un cours de yoga face à la vue, trop chouette. On croise un lama devant la salle de bain de notre chambre, c’est bucolique.

 

Isinlivi – (Sigchos) – Chugchillan

Seulement je sens que ma cheville ne tiendra pas un jour de plus de trek. C’est un peu le coup dur parce que le groupe est super, j’ai vraiment envie de passer quelques jours de plus avec eux. Je cogite, réfléchis aux solutions. J’ai envie d’essayer de relier les étapes suivantes avec d’autres moyens de transport que mes pieds pour rejoindre les autres le soir. Je me renseigne et pour l’étape suivante il faut revenir à Sigchos et repartir dans l’autre sens (c’est pour ça que les gens le font à pied…). Bon. J’ai envie de continuer l’aventure alors je fonce.

Sur la place du village je rencontre une petite dame et je lui demande comment relier Isinlivi à Sigchos. Et là, l’aventure commence! Elle m’explique qu’il y a une « carro de leche » qui va passer par la place du village d’ici 30minutes. J’embarque donc à l’arrière du camion de lait en direction de Sigchos, meilleur moyen de contempler le paysage. Je suis debout entre les écoliers et les villageois qui descendent à la ville. Les arrêts sont nombreux, à chaque ferme on récupère du lait. Quel moment de dingue. Du silence sur la route, juste les rires des écoliers, les bruits de la nature et le paysage autour. J’en prends plein les yeux (et le dos aussi, merci la route de montagne très irrégulière) pendant 1h30, vive l’expérience locale. A Sigchos ça se complique, mais j’arrive rapidement à arrêter une voiture qui va en direction de Chugchillan. Le conducteur a l’air honnête et c’est parti pour 1h de route beaucoup moins éprouvante, de ce côté là de la montagne la route a été refaite récemment.

Arrivée au refuge numéro 2 avec quelques heures d’avance sur les marcheurs, j’en profite pour passer du temps avec les volontaires français qui y bossent. Le reste du groupe arrive enfin et on profite de l’après-midi pour visiter le très petit village, jouer aux cartes, au ping-pong pour certains, au billard pour d’autres, c’est le moment détente! Un bon repas tous ensemble et c’est le moment d’aller dormir. Je partage le dortoir avec Sam (un suisse rencontré la veille) et Fred (un québécois tout aussi sympa) et pour pas s’endormir bête, Fred partage avec nous une super invention pour voyageurs : le Steripen. Un bâtonnet lumineux qu’on plonge dans l’eau pas potable, qu’on fait tourner dans l’eau 1min30 et qui rend l’eau carrément buvable, testé et validé!

 

Laguna del Quilotoa

Dernier jour de trek et le plus important parce qu’on va découvrir la fameuse lagune de Quilotoa si tout se passe bien. Pour l’équipe des non-marcheurs c’est plutôt facile, il s’agit de prendre le bus en fin de matinée! On retrouve le groupe des courageux dans une petite taverne du village où on goûte le « cuy » local (en français ça s’appelle du cochon d’Inde mais on préfère pas y penser alors on parle de cuy). Personne n’est fan du goût assez fort de la viande. Enfin on découvre la lagune, majestueuse au milieu de son cratère, c’est de toute beauté!

Il est déjà temps de rentrer à Latacunga. Une partie du groupe reste dormir sur place, c’est un peu émouvant de se quitter, 3 jours aussi remplis dans la vie d’un backpacker ça doit valoir quelque chose comme 3 semaines dans une vie normale. On sait qu’on n’a pas trop le temps donc on skip souvent la partie superficielle de la rencontre pour arriver rapidement à l’essentiel.

 

Quilotoa – Latacunga

Pour finir en beauté, alors qu’on devait prendre le bus, Vincent nous convainc de descendre en Jeep. Le monsieur qui nous le propose fait payer ça cher mais on est d’accord pour dire que l’expérience vaut le coup! Hop, on se retrouve tous les 4 avec Sam, Julie et Vincent à l’arrière du pick-up. C’est un vrai film avec musique, soleil et vent sur le visage, lumières magnifiques, paysages à couper le souffle. Le conducteur va carrément vite et quand il s ‘arrête au bout de 15min en disant qu’il va « chercher son permis de conduire » on est perplexes. Mais quand il revient avec d’énormes couvertures qu’il nous donne pour qu’on reste au chaud jusqu’en bas on est aux anges! Encore un trajet à couper le souffle mais partagé avec des copains c’est encore mieux. On passe notre temps à dire qu’on a trop de chance de vivre des moments comme ça.

On arrive à Latacunga un peu fatigués. Marie et Mélanie filent vite à Cuenca, adios les filles, merci pour ce bout de voyage partagé! On passe la soirée tous les 4 avec Julie, Vincent et Sam. Entre francophones qui parlent 3 français différents y’a moyen de bien rigoler!! On en profite jusqu’au bout parce que Julie et Vincent partent ce soir aussi vers Quito. Ca fait un petit pincement au coeur de laisser partir de belles rencontres mais c’est ce qui fait le charme du voyage. Et avec Sam on est pas abandonnés parce qu’on rencontre quelques minutes plus tard Etienne, un français qui fait un semestre d’études à Bogota! Sacré personnage.. Les rencontres se suivent et ne se ressemblent pas! Chouette!

Pour moi la suite c’est Quito.. Au moment où j’écris ces lignes j’y suis déjà depuis quelques jours et je peux vous dire que ça a surement été les jours les plus difficiles depuis le début de mon voyage! Suite à venir…

L’Amazonie, en passant par Tena

Après avoir quitté la belle Baños, nous nous dirigeons vers l’Amazonie. Les journées de transfert sont particulièrement éprouvantes, on arrive à Tena, petite ville située dans la pré-Amazonie sous une chaleur écrasante.

Nous y passons une soirée, le temps de trouver comment rejoindre facilement et pour pas cher l’Amazonie. On rencontre d’abord un indigène qui organise des tours mais on le sent peu patient et on n’a pas un bon feeling. Une autrichienne nous accoste dans la rue et nous propose de venir dans son lodge avec plusieurs activités découvertes de l’Amazonie. D’abord sceptiques, on décide d’aller voir, elle a l’air sympa. On rencontre alors un couple de français avec qui on s’entend tout de suite. On passera les trois prochains jours ensemble.

Balade dans la jungle

Départ le lendemain matin pour la « celva » (jungle en espagnol). Après que notre hôte nous ait mis dans l’ambiance en nous montrant les mygales et autres serpents qui trainent dans son jardin on part pour un trek de 6heures dans la jungle. Pas beaucoup d’animaux mais on apprend plein de choses sur les plantes médicinales.

Une nuit dans une famille Quichwa

On part en fin d’après-midi pour rencontrer la communauté Quichwa dans laquelle on va passer la nuit. On est tout de suite dans une atmosphère hyper chaleureuse, les adultes ont très envie de transmettre leurs connaissances, la façon dont ils vivent, on n’a pas l’impression de déranger, on est là en amies. Et les enfants nous donnent plein de sourires, ça fait du bien. On apprend d’abord à préparer la yucca (manioc local) pour faire la chicha (boisson fermentée). De la cueillette dans le jardin jusqu’au bol. On est vraiment plongé dans une autre dimension ; préparation du repas à même le sol par Gloria (qui paraît savoir tout faire), douche quotidienne dans le rio qui passe à côté. Les enfants rincent vaguement leurs assiettes dans un bac d’eau pour les laver d’un repas à l’autre et grimpent aux arbres comme des petits singes, ils ont l’air heureux ici. C’est Arturo, le grand-père de la famille (et aussi docteur très respecté de la communauté) qui nous explique tout en détail et en particulier à quoi servent les plantes médicinales de son jardin. C’est la première fois en un mois que je vois les étoiles en Equateur (au sens propre, les villes sont loin et le ciel est clair !).

Après une nuit difficile pour moi et un réveil avant le lever du jour (on vit au rythme de la famille), nous petit-déjeunons tous ensemble, jouons avec les enfants qui partent sous la pluie à l’école. Heureusement, il y a les feuilles de bananiers en guise de parapluie. On remercie Arturo (qui nous appelle déjà ses 3 « hijas ») et sa famille pour leur accueil et on file visiter l’école du village. Comme les maisons, les salles de classe sont sommaires. On passe à travers les classes et rencontrons les enfants, chouette moment.

Balade en « canoa » et atelier bracelet

Nous continuons la journée avec une balade sur le rio en « canoa ». On n’a pas le temps de voir beaucoup d’animaux à part des singes. On visite un « rescue center » où des animaux de la jungle maltraités sont recueillis pour être remis dans leur élément naturel.

L’après-midi Arturo nous emmène chez sa cousine pour apprendre à faire les bracelets à la manière des tisseuses Quichwas. On rencontre leurs enfants, leur toucan domestique (et oui !) et on apprend la technique avec Elena après qu’elle nous ait montré où elle trouvait dans son jardin les graines qu’elles transformaient ensuit en perles. C’est super intéressant, comme Arturo, Elena a vraiment envie de transmettre. C’est super enrichissant de rencontrer ce genre de personnalité. Avant de partir, la famille nous demande d’écrire nos noms avec un fruit qui contient une teinture naturelle sur le mur de la maison. « Revenez dans 2 ans et vos noms seront encore là » promet Arturo.

Fabrication de chocolat 

Nos hôtes au lodge nous propose une dernière activité sur place : la fabrique de chocolat. Ils ont plusieurs hectares de cacaotier et nous proposent de transformer des graines en chocolat, miam! Du 100% cacao pur! On se fait des chocolats chauds, des fruits au chocolat et pour finir en beauté : un masque au chocolat. Peau douce assurée pour une semaine au moins! On se régale!

La santé par les plantes !

Pour notre dernière soirée, Arturo partage encore d’autres secrets avec nous sur les plantes médicinales. Ce soir-là on le soupçonne d’avoir d’ailleurs un peu trop profité des bienfaits de la liqueur de canne mais bon, on rigole bien et il nous fait un super nettoyage de santé grâce à de la fumée et un bouquet de feuilles, nous dit vers quel âge on devrait être mariés et que tout ira bien, nous voilà rassurés! Petit moment d’émotions au moment de le quitter où il nous redit que nous sommes ses 3 « hijas », on s’attache vite aux gens ici.

Misahualli

Le lendemain, on repousse le départ jusqu’à se faire presque mettre à la porte. On souhaite faire une dernière halte à Misuahalli où il y a une plage avec des singes. Pas de singes sur la plage mais plusieurs dans le village. C’est un petit village plein de charme où on décide de rester une nuit. Un peu malgré moi car j’aurais bien aimé avancé et retourner dans notre jolie auberge de Tena mais bon… c’est le jeu du groupe!

Petit accident de parcours

Le lendemain c’est journée bus, heureusement que là encore il y a les podcasts, c’est long! Je suis encore un peu contrariée des changements de plan et assez fatiguée aussi, au changement de bus à Tena je me tord la cheville et un petit malaise dû à la douleur me met littéralement à terre (ahah), écrasée par mes 15kilos de sac, j’ai l’air super maligne. Pas drôle sur le moment, surtout qu’on est en route pour aller faire un trek de 3 jours entre 3000 et 4000m d’altitude, c’est de mauvaise augure… La suite au prochain épisode!

Baños la douce

Voilà mon premier coup de coeur en Equateur.. Baños ! Une petite vallée au centre du pays entre les Andes et l’Amazonie. Réputée pour être la ville des sports extrêmes, Baños m’a surprise par ses paysages et l’ambiance tranquille de la ville . Il faut dire qu’on a eu de la chance, on a dégoté (après plusieurs heures de recherche) une chambre pour tous les 5 au sommet d’un hostel en plein centre qui offrait une vue imprenable sur la ville.

Mirador de la Virgen

Le premier jour a été l’occasion de prendre un peu de hauteur sur la ville avec une balade de 2/3h. On croise des thermes, des bouts de forêts qui font penser à l’Amazonie et  de l’art des rues, je m’y sens bien!

Ruta de Las Cascadas

Le lendemain, on embarque sur nos vélos pour aller faire la route des cascades. Ca grimpe, ça fait travailler les jambes, on subit vraiment la chaleur mais on voit de supers endroits. Mention spéciale pour la dernière cascade du Paillon del Diablo, aussi impressionnante que la forme de la roche qu’on voit en y accédant.

Casa del Arbol

Les soirées sont douces, on profite bien de notre terrasse (presque privée) pour faire un peu de yoga pour certains, juste des étirements pour d’autres. Le dernier jour est l’occasion de monter à 3000m d’altitude pour voir la Casa del Arbol et sa balançoire au dessus du vide, beaucoup moins impressionnante qu’on imaginait mais on passe un bon moment.

Les journées passent vite ici et le programme est chargé. Les équatoriens sont difficiles en affaire mais on a quand même réussi à négocier plusieurs jours en Amazonie à bas prix et ça commence demain 😀