Trêve hivernale – Le Collet d’Ancelle

Le retour, des surprises

Après cet épisode de fatigue à Quito et de longues journées de questionnements quant à la suite de mon voyage, le vent m’a (rap)portée en France pour les fêtes. Je n’avais prévenu (presque) personne. S’en sont donc suivis des arrivées surprises : dans les Pyrénées, à Voreppe, à Chambéry, dans le Trièves et au Collet d’Ancelle. Au milieu de ceux qui se doutaient de mon retour imminent, ceux qui n’en avaient pas la moindre idée, les confus, les heureux, les trop surpris, les indifférents à la nouvelle… Moi j’ai bien rigolé 😀 Rentrer sans l’annoncer est une expérience de voyage plus riche que je ne le pensais finalement.

Attention, chauvinite aigüe

Revenir de voyage, court ou long, c’est revenir avec des yeux neufs. Tout en France me paraît coloré, magnifié, chaleureux, doux, accueillant. Bref je fais une chauvinite aigüe ! Mais que c’est agréable de se promener dans les rues de Grenoble emmitouflée des pieds à la tête pour aller se cailler dans une salle de bloc. Moi, la grande frileuse, je ne m’en plains plus tant que ça. Qu’elle est lumineuse cette Chartreuse enneigée qu’on voit se dessiner depuis Voreppe. Que c’est réconfortant de savoir qu’on va retrouver amis et famille. Sans parler de la nourriture ici. D’ailleurs je n’en parlerai pas, il y a trop à dire. Manger est devenue mon activité principale depuis mon retour. Des fêtes de Noël qui avaient une saveur particulière donc !

Je vais avoir besoin de quelques semaines pour digérer ce flot d’émotions et ça tombe bien car j’ai prévu de profiter de l’hiver français quelques temps avant de repartir. J’ai la pêche et à chaque fois que je vois la neige par la fenêtre j’ai l’impression de la voir pour la première fois. J’ai le ski qui démange et besoin de me dépenser, autant en profiter.

L’hiver au Collet

J’ai été servie niveau neige au Collet (hameau du village d’Ancelle, au dessus de Gap dans les Hautes-Alpes) où Jackie et Jo nous ont accueillis pour quelques jours, comme chaque année. L’édition 2017 était vraiment spéciale, on n’a pas quitté le Collet mais on a rechargé les batteries à fond.

Lire au coin du poêle, s’allonger dans la neige, faire à peu près 500 parties de Poker des Cafards (j’ai reçu ce jeu à Noël, je ne sais plus de la part de qui, mais merci à toi Père-Noël car il a été rentabilisé !!), bouder, rigoler, profiter des couchers de soleil – autant vous dire qu’on n’était rarement debout pour le voir se lever -, faire du ski tirée par 2 vélos électriques, de la luge sur une piste élaborée par les plus habiles concepteurs de piste, voir un feu d’artifice tiré devant la maison, ne pas se lasser d’observer les mésanges huppées se régaler devant la fenêtre, rire encore et profiter d’être ensemble, la vie quoi !

Si vous passez dans les Hautes-Alpes, été comme hiver, faites une halte par le Collet. L’accueil de Jackie et Jo et les copains y sont pour beaucoup dans le fait que j’adore l’endroit mais le coin est superbe pour pleins d’autres raisons, vous aimerez aussi.

Pensée pour les copains parapentistes qui ont repris la route direction la Colombie pour la superfinale. Vous pouvez suivre leurs aventures via le compte Facebook de Téo Bouvard : ici.

Arvi’

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Latacunga y Quilotoa

 

Latacunga

Après cette mésaventure pour ma cheville (#entorse) je décide de continuer jusqu’à Latacunga où on loge dans une super jolie auberge de jeunesse. La vue sur la ville et le volcan de Cotopaxi est imprenable depuis la terrasse. La nuit n’est pas très reposante (comme souvent le samedi en Equateur, jour de fête!) mais pour l’instant je ne subis pas vraiment les effets de l’altitude (Latacunga est à 3000m d’altitude).

 

Sigchos – Isinlivi

Départ en fin de matinée le lendemain direction Sigchos, d’où part la première étape du trek : Sigchos –> Isinlivi. Et oui, malgré mon entorse de la veille et une cheville peu stable j’ai du mal à renoncer au trek de 3 jours qui nous attend. A la descente du car on se retrouve entre « touristes » et je rencontre Samuel, Julie et Vincent que je ne vais plus quitter pendant 3 jours. On s’entend tout de suite bien. Il faut dire que le trek du Quilotoa est renommé pour ses randonneurs perdus arrivant tard au refuge, on s’applique à prendre le bon chemin et ça rapproche! Cette première étape n’est pas une promenade de santé, ça monte et ma cheville n’est pas super contente mais j’arrive à bout des quelques heures de marche.

L’arrivée au refuge est grandiose! On a choisi ce trek aussi pour la qualité des refuges en route dans lesquels les voyageurs se rencontrent et se lient d’amitié. On en attendait pas tant! Des lieux de vie magnifiques, un spa (le luxe!), une salle de yoga face à la montagne, du feu dans la cheminée dans chaque chambre, bref, on est reçus comme des rois. Le lendemain matin je profite d’ailleurs d’un cours de yoga face à la vue, trop chouette. On croise un lama devant la salle de bain de notre chambre, c’est bucolique.

 

Isinlivi – (Sigchos) – Chugchillan

Seulement je sens que ma cheville ne tiendra pas un jour de plus de trek. C’est un peu le coup dur parce que le groupe est super, j’ai vraiment envie de passer quelques jours de plus avec eux. Je cogite, réfléchis aux solutions. J’ai envie d’essayer de relier les étapes suivantes avec d’autres moyens de transport que mes pieds pour rejoindre les autres le soir. Je me renseigne et pour l’étape suivante il faut revenir à Sigchos et repartir dans l’autre sens (c’est pour ça que les gens le font à pied…). Bon. J’ai envie de continuer l’aventure alors je fonce.

Sur la place du village je rencontre une petite dame et je lui demande comment relier Isinlivi à Sigchos. Et là, l’aventure commence! Elle m’explique qu’il y a une « carro de leche » qui va passer par la place du village d’ici 30minutes. J’embarque donc à l’arrière du camion de lait en direction de Sigchos, meilleur moyen de contempler le paysage. Je suis debout entre les écoliers et les villageois qui descendent à la ville. Les arrêts sont nombreux, à chaque ferme on récupère du lait. Quel moment de dingue. Du silence sur la route, juste les rires des écoliers, les bruits de la nature et le paysage autour. J’en prends plein les yeux (et le dos aussi, merci la route de montagne très irrégulière) pendant 1h30, vive l’expérience locale. A Sigchos ça se complique, mais j’arrive rapidement à arrêter une voiture qui va en direction de Chugchillan. Le conducteur a l’air honnête et c’est parti pour 1h de route beaucoup moins éprouvante, de ce côté là de la montagne la route a été refaite récemment.

Arrivée au refuge numéro 2 avec quelques heures d’avance sur les marcheurs, j’en profite pour passer du temps avec les volontaires français qui y bossent. Le reste du groupe arrive enfin et on profite de l’après-midi pour visiter le très petit village, jouer aux cartes, au ping-pong pour certains, au billard pour d’autres, c’est le moment détente! Un bon repas tous ensemble et c’est le moment d’aller dormir. Je partage le dortoir avec Sam (un suisse rencontré la veille) et Fred (un québécois tout aussi sympa) et pour pas s’endormir bête, Fred partage avec nous une super invention pour voyageurs : le Steripen. Un bâtonnet lumineux qu’on plonge dans l’eau pas potable, qu’on fait tourner dans l’eau 1min30 et qui rend l’eau carrément buvable, testé et validé!

 

Laguna del Quilotoa

Dernier jour de trek et le plus important parce qu’on va découvrir la fameuse lagune de Quilotoa si tout se passe bien. Pour l’équipe des non-marcheurs c’est plutôt facile, il s’agit de prendre le bus en fin de matinée! On retrouve le groupe des courageux dans une petite taverne du village où on goûte le « cuy » local (en français ça s’appelle du cochon d’Inde mais on préfère pas y penser alors on parle de cuy). Personne n’est fan du goût assez fort de la viande. Enfin on découvre la lagune, majestueuse au milieu de son cratère, c’est de toute beauté!

Il est déjà temps de rentrer à Latacunga. Une partie du groupe reste dormir sur place, c’est un peu émouvant de se quitter, 3 jours aussi remplis dans la vie d’un backpacker ça doit valoir quelque chose comme 3 semaines dans une vie normale. On sait qu’on n’a pas trop le temps donc on skip souvent la partie superficielle de la rencontre pour arriver rapidement à l’essentiel.

 

Quilotoa – Latacunga

Pour finir en beauté, alors qu’on devait prendre le bus, Vincent nous convainc de descendre en Jeep. Le monsieur qui nous le propose fait payer ça cher mais on est d’accord pour dire que l’expérience vaut le coup! Hop, on se retrouve tous les 4 avec Sam, Julie et Vincent à l’arrière du pick-up. C’est un vrai film avec musique, soleil et vent sur le visage, lumières magnifiques, paysages à couper le souffle. Le conducteur va carrément vite et quand il s ‘arrête au bout de 15min en disant qu’il va « chercher son permis de conduire » on est perplexes. Mais quand il revient avec d’énormes couvertures qu’il nous donne pour qu’on reste au chaud jusqu’en bas on est aux anges! Encore un trajet à couper le souffle mais partagé avec des copains c’est encore mieux. On passe notre temps à dire qu’on a trop de chance de vivre des moments comme ça.

On arrive à Latacunga un peu fatigués. Marie et Mélanie filent vite à Cuenca, adios les filles, merci pour ce bout de voyage partagé! On passe la soirée tous les 4 avec Julie, Vincent et Sam. Entre francophones qui parlent 3 français différents y’a moyen de bien rigoler!! On en profite jusqu’au bout parce que Julie et Vincent partent ce soir aussi vers Quito. Ca fait un petit pincement au coeur de laisser partir de belles rencontres mais c’est ce qui fait le charme du voyage. Et avec Sam on est pas abandonnés parce qu’on rencontre quelques minutes plus tard Etienne, un français qui fait un semestre d’études à Bogota! Sacré personnage.. Les rencontres se suivent et ne se ressemblent pas! Chouette!

Pour moi la suite c’est Quito.. Au moment où j’écris ces lignes j’y suis déjà depuis quelques jours et je peux vous dire que ça a surement été les jours les plus difficiles depuis le début de mon voyage! Suite à venir…

Baños la douce

Voilà mon premier coup de coeur en Equateur.. Baños ! Une petite vallée au centre du pays entre les Andes et l’Amazonie. Réputée pour être la ville des sports extrêmes, Baños m’a surprise par ses paysages et l’ambiance tranquille de la ville . Il faut dire qu’on a eu de la chance, on a dégoté (après plusieurs heures de recherche) une chambre pour tous les 5 au sommet d’un hostel en plein centre qui offrait une vue imprenable sur la ville.

Mirador de la Virgen

Le premier jour a été l’occasion de prendre un peu de hauteur sur la ville avec une balade de 2/3h. On croise des thermes, des bouts de forêts qui font penser à l’Amazonie et  de l’art des rues, je m’y sens bien!

Ruta de Las Cascadas

Le lendemain, on embarque sur nos vélos pour aller faire la route des cascades. Ca grimpe, ça fait travailler les jambes, on subit vraiment la chaleur mais on voit de supers endroits. Mention spéciale pour la dernière cascade du Paillon del Diablo, aussi impressionnante que la forme de la roche qu’on voit en y accédant.

Casa del Arbol

Les soirées sont douces, on profite bien de notre terrasse (presque privée) pour faire un peu de yoga pour certains, juste des étirements pour d’autres. Le dernier jour est l’occasion de monter à 3000m d’altitude pour voir la Casa del Arbol et sa balançoire au dessus du vide, beaucoup moins impressionnante qu’on imaginait mais on passe un bon moment.

Les journées passent vite ici et le programme est chargé. Les équatoriens sont difficiles en affaire mais on a quand même réussi à négocier plusieurs jours en Amazonie à bas prix et ça commence demain 😀

Cuenca y Las Cajas

À quelques heures de mon départ pour Baños, le groupe de français rencontré quelques jours plus tôt me fait la proposition de les rejoindre à Cuenca, beaucoup plus au sud. Je me laisse tenter, quitte Montañita et pars pour 7h de bus. Petit passage ultra rapide par Guayaquil et j’arrive dans l’après-midi au cœur de la Sierra du Sud équatorienne, à Cuenca. Premier aperçu des Andes en arrivant, j’ai hâte d’en voir plus. Ville tranquille située à 2800m d’altitude réputée pour son architecture, Cuenca n’était pas sur ma liste mais je suis contente d’y être. Pour l’heure c’est jeu de cartes dans la guest house où nous avons trouvé 2 chambres pour dormir tous les 8. Puis restaurant indien (on a parfois besoin de changer des « papas fritas y pollo » – aussi connues sous le nom de « poulet frites » qu’on trouve pour $1,50 ici), en passant par un cours de Zumba en plein air qu’on rejoint pour quelques minutes avec plaisir !

Parque Nacional de Las Cajas

Le lendemain matin on se lève tôt pour rejoindre le parc national de Las Cajas en bus, il y a plusieurs treks possibles, on en choisit un de quelques heures pour être rentrés avant la pluie prévue en début d’après-midi. Après 20 minutes de marche, la pluie s’invite. On en profite pour se perdre pendant 1h30, histoire d’avoir bien froid avant de commencer la rando. Finalement on arrive à rejoindre le sentier et malgré la température on en prend plein les yeux. On croise des lamas, trop chouette. La respiration n’est pas super facile, on a tendance à l’oublier parce qu’il n’y a pas de neige mais on a bien grimpé. 4100m au point le plus haut, première fois de ma vie que je passe la barre des 4000, hop on coche! Ces lagunes tout autour c’est vraiment typique de l’Equateur, je ne m’en lasse pas.

Après-midi tranquille à Cuenca, on se restaure, on se repose. C’est la dernière soirée tous ensemble, une partie du groupe s’envole pour le Pérou le lendemain.

Cuenca

Avec ceux qui restent encore un peu en Equateur, on fait un tour dans l’ancienne cité coloniale de Cuenca. Le soleil brule vraiment mais on est trop contents de le voir ! Les bâtiments sont impressionnants et on visite les nombreuses églises de la ville. Je crois que j’ai passé un cap, je commence à aimer visiter des églises, c’est grave docteur ?? Ici il y règne vraiment une ambiance particulière, ça m’impressionne. Un petit tour au marché artisanal sur lequel la totalité des ponchos colorés me font de l’œil (je ne craquerais pas, je me souviens qu’il va falloir porter tout ce que je mets dans mon sac..).

Voilà, merci Cuenca et ses environs.. les aventures s’enchaînent ici et c’est déjà reparti, cette fois pour aller au nord pour de bon ! Au prochain épisode : mon premier gros coup de coeur ici en Equateur 🙂

Paragliding World Cup en Equateur

Avant que la compétition ne commence, j’ai été faire un petit tour sur le déco avec les copains. Voilá quelques images de la vue depuis lá-haut et aussi de la vue en l’air sur les forets et élevage de crevettes !

Images assez peu représentatives du temps équatorien, on voit rarement le ciel bleu mais il ne pleut jamais !!

Photos prises en l’air par Téo Bouvard (suivez sa page athlete sur Facebook pour des vidéos des vols quotidiennes), modeles Simon et Bastien 😉