Revenir sur ses pas… Noosa, Brisbane, Byron Bay !

Mauvais plan !

Pour nous, le travail dans les fermes en Australie a été une succession d’arnaques. Avis partagé avec la plupart des backpackers rencontrés sur la route. Promesse de logement gratuit puis obligation de payer sur place, paie au rendement qui ne rapporte vraiment pas grand chose (comparé aux conditions de travail). On retiendra le plaisir de mettre les mains dans la terre et du ramassage de fruits qui nous rappelle la douceur des vendanges mais ça ne suffira pas à nous garder loin de l’océan. Bref pas la meilleure expérience de notre vie mais il fallait essayer pour le savoir ! Bundaberg, tu ne nous manqueras pas…

Heureusement, il nous est arrivé plein de choses chouettes sur la route ! Le récit sera rapide et je vous laisse avec les photos !

Brisbane

Rapide visite de la ville avec notre guide local, Hugui, chouette de se retrouver ici malgré la chaleur étouffante. On a été les spectateurs d’une compétition de cocktails (si, si ! Finales du Queensland). C’est un peu comme un concours d’éloquence sauf que les participants illustrent leur propos avec un mélange alcoolisé. Super ambiance australienne !

Noosa

Un peu déçues de notre expérience ratée on est allées recharger les batteries à Noosa. Des lumières et scènes à couper le souffle, du bon surf et le retour revigorant à l’océan, trop bon !

Byron Bay, again…

Hugo et Francesca rencontrés un peu plus tôt lors de notre expérience en stop, déçus pour nous, eux aussi, nous proposent gentiment de l’hébergement en échange de quelques travaux dans leur belle maison pour la semaine. Montage d’une balancelle, nettoyage de voiture, préparation de repas etc. Vu le confort de l’endroit et la maison grandiose dans une ville qui nous tient particulièrement à cœur, c’est plutôt du luxe. Une sinusite aigue gâche quelque peu le plaisir mais quel meilleur endroit que la belle baie pour se remettre sur pieds ? Byron Bay la magnétique nous ramène toujours à elle.

Fun facts sur Byron :

  • Lieu d’Australie qui enregistre le plus de naissances
  • Aucun passage piétons ni feux de circulations dans la ville pour éviter la pollution visuelle
  • Byron est au bord d’un ancien volcan dont le cratère est chargé d’énergie ce qui lui confère cette atmosphère si spéciale d’après les locaux
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Sydney, découverte

Voilà déjà quelques jours que j’ai quitté Sydney. Le temps passe plus vite que nulle part ailleurs en Australie. Je n’ai pas pu écrire les quelques lignes habituelles du coup je vous propose de légender les photos avec les musiques que j’écoute en ce moment, à mesure que les paysages passent (vous trouverez la playlist complète en fin d’article si vous voulez être un peu avec moi) !

Harbour Bridge & The Opera

 

Norah Jones – Sunrise

Flavia Coelho – Paraiso

Ibeyi – River

All I have to do is dream – Corr/Voulzy (et tout l’album La Septième Vague)

Manly Beach

Ulysses and the sea – Papooz

La vie en rose – Trio esperança

Pacifique – Zoufris Maracas

La rua Madureira – Pauline Croze (et tout l’album Bossa Nova)

Bondi Beach

T’es beau – Pauline Croze

La Canopée – Polo & Pan

Hero – Family of the year

Le baiser – Alain Souchon

Palm Beach

 

Voyager – Renan Luce

Une Ame – M/Fatoumata Diawara

Mystical Melodies – Theodore, Paul & Gabriel

You’re high – Agar agar

–> Playlist complete 

Great Ocean Road – Le paradis du surfeur (3)

Suite et fin de l’aventure australienne pour Malo et pas des moindres… Un petit tour à Surf city, ça vous dit ?

Torquay et Bells Beach

Sur la route entre Apollo Bay et Melbourne nous avons fait une halte prêt de Bells Beach, et ses spots de surfs connus mondialement (qui accueillent entre autres le RipCurl surf pro, c’est LA compétition internationale de surf). On décide de s’arrêter à Torquay plus précisément, capitale du surf en Australie! Du coup, obligés d’aller louer des planches. Sous un soleil de plomb, c’est parti pour aller essayer de prendre quelques petites vagues. Pas si petites que ça finalement. En ce qui me concerne j’ai surtout profité du doux goût salé de l’océan pacifique, certains boivent la tasse, là c’était plutôt des grands saladiers. Il paraît que c’est très bon pour la santé. J’ai aussi pu ré-expérimenté l’effet « machine à laver » par lequel tout surfeur qui se respecte adore passer et qui permet de visiter les fonds marins pendant quelques secondes en espérant ne pas se prendre de planches sur la tête. Bref une session pas ennuyante !

Heureusement elle a été plus fructueuse pour Malo qui a pris « la plus longue vague de sa vie ». Surfer en Australie c’est fait et c’était pas de la blague !

Comme on est des surfeurs accomplis, on est allés visiter le musée du surf, rien que ça ! Ca m’a replongé dans mes années « surfeur mag’ ». Des planches de toutes les couleurs, de toutes les tailles et de toutes les époques, pareil pour les combinaisons. Y’a pas à dire, le surf c’est un sport qui a du style et du panache. Affirmation confirmée le soir-même, devant le lever de pleine lune sur la plage à Bells Beach. Alors que le ciel commence à être bien noir, on croise des surfeurs qui rentrent tranquillement de la plage après une session de nuit… Notre hôte à Torquay nous expliquera plus tard que c’est un rituel pour certains d’aller surfer les nuits de pleine lune mais qu’elle évite parce que c’est là que les requins sortent..

Dernier tour à Melbourne

On a regagné Melbourne avec du sable encore plein les cheveux, la peau salée, des bruits de vagues et de mouettes dans la tête. Ces quelques jours on fait voyager tous nos sens.. Quoique un peu sur notre faim niveau nourriture (ahah). On s’est donc bien rattrapés dans la capitale de la Victoria. Entre deux repas on a déambulé dans les Royal Botanical Gardens, promenade de luxe entre ces arbres et fleurs venus d’ailleurs. Puis on a fait un tour par Hosier Lane pour ne pas passer à côté de la street culture qui fait aussi partie de Melbourne.

Des au revoir chargés d’émotions et c’est déjà l’heure de reprendre la route. Direction l’hémisphère nord pour Malo et Sydney pour moi !

Great Ocean Road – Entre océan et forêt tropicale (2)

Les deux jours qui ont suivi ont été bien différents sur la Great Ocean Road. D’un côté l’océan, avec son lot de touristes, de rigolades et aussi de moments de silence face à cette immensité. De l’autre la forêt qu’on ne s’attendait pas à trouver aussi belle et riche ici. Encore deux journées sous le signe de la découverte et de l’émerveillement.

Pour notre journée « touristes », on avait joué le jeu à fond. Dès le matin on était partis en tee-shirts pour se faire surprendre par la pluie et le vent au bout de quelques minutes de route. Heureusement, la route permet de longer l’océan, on n’en a donc pas loupé une miette depuis la voiture. Et nos quelques sorties pour aller voir les 12 apôtres (attraction touristique principale de la Great Ocean Road qui consiste en d’immenses rochers sortis de l’océan) ont été épiques. À coups de courses contre le vent sur la plage ou de slalom entre les touristes asiatiques armés – eux – de ponchos en sacs plastiques qui les protégeaient à merveille (mais dont le côté pratique nous a un peu échappé) ! En tous cas ça donnait lieu à des situations cocasses.

 

Les 12 apostles ne sont pas à retenir pour nous. On a beaucoup plus profité de Lord Ard Gorge. À cet endroit l’océan s’immisce entre deux petites falaises dans un spectacle silencieux et apaisant. Des stalagmites et petites grottes creusées dans cette pierre jaune tout autour rendent l’endroit un peu mystique. On n’a pas résisté à une (très courte) séance de bloc en baskets sur le joli rocher trouvé sur la plage, moment magique !

 

Le soir dans le port d’Apollo Bay, le ciel et l’océan ont sorti le grand jeu, je vous laisse juger par vous-même. En tous cas, la raie qui se baladait entre les bateaux colorés n’avait pas l’air malheureuse.

Le lendemain le voyage a pris une toute autre tournure. Le soleil n’était pas de retour et on a décidé de s’éloigner de l’océan et du monde pour aller se cacher dans la forêt ! Et quelle forêt… La balade au cœur de la Maits Rainforest nous a laissé sans voix. Rien à voir avec le décor dans lequel on avait trouvé des koalas à quelques dizaines de kilomètres de là deux jours plus tôt. Ici tout était humide, on entendait les oiseaux, on était en pleine jungle. Les arbres n’étaient pas moins impressionnants que le jour précédent. Ils étaient mêmes tellement massifs qu’on s’arrêtait tous les 10mètres pour en observer un. Je peux vous dire que se balader dans une forêt de cette envergure avec un fustier donne une toute autre dimension à la promenade. On se disait, cette fois, c’est sur, niveau arbre on ne verra pas mieux !

C’était sans compter la forêt de séquoias géants qu’on allait découvrir un peu plus haut. Difficile mais on a essayé d’en mesurer un (à l’aide de techniques de professionnels que je ne dévoilerai pas ici) et on était pas loin des 65m. Autant vous dire que quand on est au pied d’une forêt d’arbres aussi hauts, on se sent ridiculement petit. Si on compte en fuste, ça fait beaucoup beaucoup de maisons. Dans cette forêt-là c’était grand silence. On avait juste à observer des arbres plantés 80 ans plus tôt et à se souvenir qu’on n’était pas grand chose. Le rayon de soleil qui passait par là, à défaut de nous réchauffer, rendait la lumière du lieu vraiment magique. Un petit tour près des cascades du coin, un petit coucou à un copain kangourou gris qui passait par là et on n’avait plus qu’à aller se remettre de nos émotions.

En regardant les surfeurs sur la plage d’Apollo Bay ce soir-là on s’est dit qu’il était temps pour nous d’enfiler une combi… La suite au prochain épisode !

Petit tour sur la côte

Après une semaine de cours d’espagnol intensifs à Montañita, on a décidé (avec Thaïs) d’aller voir un peu plus haut sur la Côte pacifique!

Puerto Lopez

Direction Puerto Lopez et son port de pêche. On y loge dans une jolie petite auberge conseillée par le Routard, c’est sommaire et pas très propre (comme souvent en Equateur) mais pour une nuit ça ira bien! On rencontre un groupe de jeunes français qui se sont eux-mêmes rencontrés pendant le voyage dont Mélanie avec qui je conviens de faire le trek du Lac Quilotoa dans quelques semaines.

Los Frailes

Mais en attendant, on a surtout envie de trouver du soleil sur cette côte car pour l’instant : 5 jours sur place, 0 minutes de soleil. Et comme indiqué par les locaux, c’est sur la plage paradisiaque de Los Frailes qu’il se trouve! On en profite pour faire des recharges de chaleur et observé les dizaines de crabes qui courent autour de nous, c’est trop beau.

Agua Blanca

L’après-midi on visite Agua Blanca, forêt au coeur du Parc Nacional de Machachilla. On en apprend un peu sur les peuples qui vivaient là mais nous on a surtout envie d’aller se baigner dans la piscine alimentée en souffre au fond de la forêt! Sereines, on dit au guide qu’on préfère y aller toutes seules. Après 45minutes de marche à remonter le cours d’eau alors que la piscine n’était censée être qu’à un quart d’heure on se dit qu’on espère VRAIMENT que la saison des énormes serpents que le guide nous a montré est terminée parce que là on sait pas où on va. Finalement on tombe sur des dames sorties d’un peu nulle part qui lavent leur linge dans une piscine naturelle, trop gentilles elles nous indiquent le chemin. Et enfin on peut profiter de la laguna après s’être enduites de boue (peau toute douce assurée).

Isla de La Plata

Le lendemain on part pour la « Isla de la Plata », aussi appelée la « Galapagos des pauvres ». On a déjà eu plusieurs retours mitigés, on sait qu’il ne faut pas s’attendre à un truc extra mais on est curieuse et un peu naïve, on espère croiser des baleines sur la route.

La balade en bateau est chouette mais sur l’île pas grand chose à voir à part des grosses tortues, des pélicans et des oiseaux à pattes bleues. Même le snorkelling est un peu décevant mais on aura au moins profité des bonnes ondes du pacifique et de quelques rayons de soleil. Fait assez rare en cette période en Equateur pour être souligné.

Aujourd’hui c’était surf à Montañita et demain départ pour de nouvelles aventures plus en altitude!

De Guayaquil à Montañita

 

Guayaquil, fin

Les derniers jours à Guayaquil avec les copains sont passés super vite! On a assez bien rentabilisé les attentes au déco avec des créations très imaginatives (cairn sur front, acro-yoga etc). Samedi après, plusieurs jours sans, l’organisation a décidé de maintenir la manche prévue, j’ai donc enfin pu voir un vrai départ de manche de coupe du monde assez impressionnant avec des parapentistes (120 pilotes!) tous collés les uns aux autres dans le ciel.

Après avoir bien fêté la fin des vacances, on est partis chacun de notre côté, salut les gars, on se voit en Colombie!

Pour moi direction Montañita, « paradis des surfeurs » sur la côte pacifique… Je voyage avec une suisse rencontrée à l’auberge de jeunesse à Guayaquil.

Montañita, arrivée

Après 3h de bus dimanche, arrivée à Montañita de nuit.. Rien de très réjouissant de prime abord. Des chiens errants, des babacools saouls, une ville pas très propre. Le chaos sud américain est bien présent mais pas le charme qui va avec. On est quand même contente de voir l’océan pacifique (première fois pour toutes les 2), on grignote de bonnes empañadas et on dort à « Las Cabanas », des petites cabanes en bambou. Je partage un dortoir avec une hollandaise qui partira le lendemain. Les nuits sont très bruyantes, impossible de dormir paisiblement. Je me dis que je ne serai que de passage quelques jours à Montanita, assez pour profiter du yoga et de l’océan, pas assez pour m’épuiser dès le début du voyage.

 

Première expérience en Workaway (ou pas…)

Je décide d’aller vers l’hôtel avec lequel j’avais pris contact à Montañita pour un work away (5h de travail par jour en échange d’un logement pour la semaine). Les missions ont l’air facile mais l’endroit où je suis logée est plus que sommaire. Rat dans la cuisine, chambre vraiment sale, porte d’entrée qui ne ferme pas, odeur écoeurante. Après quelques heures de réflexion je reprends mon sac, vais dire aurevoir au gérant et reviens aux petites cabanes. L’ambiance internationale d’ici me plaît vraiment et je vais en profiter pour prendre quelques cours d’espagnol cette semaine car l’école de langues a très bonne réputation!

Tant pis pour le work away, ce sera pour une prochaine fois!