Great Ocean Road – Le paradis du surfeur (3)

Suite et fin de l’aventure australienne pour Malo et pas des moindres… Un petit tour à Surf city, ça vous dit ?

Torquay et Bells Beach

Sur la route entre Apollo Bay et Melbourne nous avons fait une halte prêt de Bells Beach, et ses spots de surfs connus mondialement (qui accueillent entre autres le RipCurl surf pro, c’est LA compétition internationale de surf). On décide de s’arrêter à Torquay plus précisément, capitale du surf en Australie! Du coup, obligés d’aller louer des planches. Sous un soleil de plomb, c’est parti pour aller essayer de prendre quelques petites vagues. Pas si petites que ça finalement. En ce qui me concerne j’ai surtout profité du doux goût salé de l’océan pacifique, certains boivent la tasse, là c’était plutôt des grands saladiers. Il paraît que c’est très bon pour la santé. J’ai aussi pu ré-expérimenté l’effet « machine à laver » par lequel tout surfeur qui se respecte adore passer et qui permet de visiter les fonds marins pendant quelques secondes en espérant ne pas se prendre de planches sur la tête. Bref une session pas ennuyante !

Heureusement elle a été plus fructueuse pour Malo qui a pris « la plus longue vague de sa vie ». Surfer en Australie c’est fait et c’était pas de la blague !

Comme on est des surfeurs accomplis, on est allés visiter le musée du surf, rien que ça ! Ca m’a replongé dans mes années « surfeur mag’ ». Des planches de toutes les couleurs, de toutes les tailles et de toutes les époques, pareil pour les combinaisons. Y’a pas à dire, le surf c’est un sport qui a du style et du panache. Affirmation confirmée le soir-même, devant le lever de pleine lune sur la plage à Bells Beach. Alors que le ciel commence à être bien noir, on croise des surfeurs qui rentrent tranquillement de la plage après une session de nuit… Notre hôte à Torquay nous expliquera plus tard que c’est un rituel pour certains d’aller surfer les nuits de pleine lune mais qu’elle évite parce que c’est là que les requins sortent..

Dernier tour à Melbourne

On a regagné Melbourne avec du sable encore plein les cheveux, la peau salée, des bruits de vagues et de mouettes dans la tête. Ces quelques jours on fait voyager tous nos sens.. Quoique un peu sur notre faim niveau nourriture (ahah). On s’est donc bien rattrapés dans la capitale de la Victoria. Entre deux repas on a déambulé dans les Royal Botanical Gardens, promenade de luxe entre ces arbres et fleurs venus d’ailleurs. Puis on a fait un tour par Hosier Lane pour ne pas passer à côté de la street culture qui fait aussi partie de Melbourne.

Des au revoir chargés d’émotions et c’est déjà l’heure de reprendre la route. Direction l’hémisphère nord pour Malo et Sydney pour moi !

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Great Ocean Road – Entre océan et forêt tropicale (2)

Les deux jours qui ont suivi ont été bien différents sur la Great Ocean Road. D’un côté l’océan, avec son lot de touristes, de rigolades et aussi de moments de silence face à cette immensité. De l’autre la forêt qu’on ne s’attendait pas à trouver aussi belle et riche ici. Encore deux journées sous le signe de la découverte et de l’émerveillement.

Pour notre journée « touristes », on avait joué le jeu à fond. Dès le matin on était partis en tee-shirts pour se faire surprendre par la pluie et le vent au bout de quelques minutes de route. Heureusement, la route permet de longer l’océan, on n’en a donc pas loupé une miette depuis la voiture. Et nos quelques sorties pour aller voir les 12 apôtres (attraction touristique principale de la Great Ocean Road qui consiste en d’immenses rochers sortis de l’océan) ont été épiques. À coups de courses contre le vent sur la plage ou de slalom entre les touristes asiatiques armés – eux – de ponchos en sacs plastiques qui les protégeaient à merveille (mais dont le côté pratique nous a un peu échappé) ! En tous cas ça donnait lieu à des situations cocasses.

 

Les 12 apostles ne sont pas à retenir pour nous. On a beaucoup plus profité de Lord Ard Gorge. À cet endroit l’océan s’immisce entre deux petites falaises dans un spectacle silencieux et apaisant. Des stalagmites et petites grottes creusées dans cette pierre jaune tout autour rendent l’endroit un peu mystique. On n’a pas résisté à une (très courte) séance de bloc en baskets sur le joli rocher trouvé sur la plage, moment magique !

 

Le soir dans le port d’Apollo Bay, le ciel et l’océan ont sorti le grand jeu, je vous laisse juger par vous-même. En tous cas, la raie qui se baladait entre les bateaux colorés n’avait pas l’air malheureuse.

Le lendemain le voyage a pris une toute autre tournure. Le soleil n’était pas de retour et on a décidé de s’éloigner de l’océan et du monde pour aller se cacher dans la forêt ! Et quelle forêt… La balade au cœur de la Maits Rainforest nous a laissé sans voix. Rien à voir avec le décor dans lequel on avait trouvé des koalas à quelques dizaines de kilomètres de là deux jours plus tôt. Ici tout était humide, on entendait les oiseaux, on était en pleine jungle. Les arbres n’étaient pas moins impressionnants que le jour précédent. Ils étaient mêmes tellement massifs qu’on s’arrêtait tous les 10mètres pour en observer un. Je peux vous dire que se balader dans une forêt de cette envergure avec un fustier donne une toute autre dimension à la promenade. On se disait, cette fois, c’est sur, niveau arbre on ne verra pas mieux !

C’était sans compter la forêt de séquoias géants qu’on allait découvrir un peu plus haut. Difficile mais on a essayé d’en mesurer un (à l’aide de techniques de professionnels que je ne dévoilerai pas ici) et on était pas loin des 65m. Autant vous dire que quand on est au pied d’une forêt d’arbres aussi hauts, on se sent ridiculement petit. Si on compte en fuste, ça fait beaucoup beaucoup de maisons. Dans cette forêt-là c’était grand silence. On avait juste à observer des arbres plantés 80 ans plus tôt et à se souvenir qu’on n’était pas grand chose. Le rayon de soleil qui passait par là, à défaut de nous réchauffer, rendait la lumière du lieu vraiment magique. Un petit tour près des cascades du coin, un petit coucou à un copain kangourou gris qui passait par là et on n’avait plus qu’à aller se remettre de nos émotions.

En regardant les surfeurs sur la plage d’Apollo Bay ce soir-là on s’est dit qu’il était temps pour nous d’enfiler une combi… La suite au prochain épisode !

Melbourne et la Great Ocean Road (1)

Le retour depuis Bright à l’arrière de notre Trooper à profiter les paysages de la campagne australienne a été bien agréable. Après une belle soirée de cloture, les copains parapentistes sont repartis vers la France et l’hiver et nous avons continué à découvrir Melbourne. La Great Ocean Road nous attendait juste après ça.

A day in Melbourne

Au programme : de la culture et de l’art, des buildings, des grands parcs, de la bonne bouffe et bien sûr, le tant attendu océan pacifique !

Tout le monde nous l’avait recommandé, la National Gallery of Victoria ne nous a pas déçue. La triennale qui rassemble les œuvres de 100 artistes venus de 30 de pays a été pour nous aussi ludique qu’inspirante. Déambuler entre les étages de la National Gallery pendant des heures a fini de nourrir notre curiosité.

Après ça on a profité de la vie d’une cité cosmopolite en restant le plus loin possible de notre auberge de jeunesse (pas très accueillante) hors des heures de sommeil. On a mangé chinois, indien (dans un restaurant divin, merci Louise !). Et on a vu l’océan ! Chouette mais l’organisation de la suite nous attendait déjà, en route pour la Great Ocean Road.

Great pour grandiose  

La voiture louée, le airbnb réservé, nous partons pour la Great Ocean Road, l’aventure nous attend. Difficile d’écrire les émotions par lesquelles on passe ici. Pour ma part c’est au delà de ce que j’attendais de l’Australie. La faune et la flore tellement riche du pays sont partout. On en a fait l’expérience dès notre premier arrêt sur la route à Kenett River. Nous partions pour une petite balade dans l’espoir de croiser des koalas. Mais des perruches royales nous ont littéralement attaquées (faux ! on leur apportait des graines mais ça fait moins aventuriers)… Bref on a nourri des perruches royales sauvages qui venaient se poser sur nous sans aucune crainte. Déjà un grand moment, on aurait pu repartir, notre journée été faite.

C’était sans compter la quinzaine de koalas qu’on a croisé sur le reste de la balade. Au milieu de la forêt, dans une ambiance dingue avec autour de nous seulement les bruits des oiseaux, à regarder les plus grands arbres qu’on ait vus jusqu’ici (on a fait mieux depuis… Voir l’un des prochains épisodes), quoi demander de mieux ? Ces petites boules de poils sont tellement apaisantes à regarder qu’on a envie d’être perchés à leur place. Attention, mignonitude à haute dose dans les photos qui suivent.

Cette fois, on savait qu’on n’aurait pas mieux. Ça faisait déjà beaucoup pour un jour. Encore loupé, l’enthousiasme a atteint son comble avec la vue sur l’océan turquoise sur la suite de la Great Ocean Road et l’arrivée dans notre airbnb de luxe (nommé humblement « crashing waves ») depuis lequel on voit la plage et entend le bruit des vagues! Australia, you’ve set the bar high.

La suite de notre « Great Ocean Road trip » bientôt.