Chercher le beau à Quito

Episode de l’hôpital…

Cela fait seulement quelques semaines que je voyage, je n’ai vu qu’un seul pays mais j’ai déjà rencontré beaucoup de gens, vu tellement de lieux que mon corps a surement cru que j’étais partie depuis plusieurs mois. En tous cas, en arrivant à Quito il a dit stop. Repos forcé ma petite. Après 2 jours clouée au lit, j’ai décidé qu’il était temps d’aller voir si ce n’était pas plus grave que de la fatigue. Déjà cette histoire d’entorse m’avait mis la puce à l’oreille mais là je me sentais vidée, j’avais du mal à respirer, de l’énergie pour rien et le moral suivait.

Direction l’hôpital de Quito pour vérifier qu’il n’y avait rien de grave auprès d’un médecin francophone. Pas de médecin francophone à l’hôpital le samedi. Plutôt 6h d’attente interminables entre 2 anti-inflammatoires, une radio des poumons et l’inquiétude de n’avoir pas bien compris les explications du médecin en espagnol sur mon état de santé. Finalement rien de grave : grippe + pharyngite + crise d’anémie modérée.

Bien que rassurée, ce manque de forme, en plus de m’avoir mise à plat, m’a surtout fait réfléchir à plein de choses. À ce stade, j’étais toute seule à Quito, avec pas assez de forces pour sortir de l’auberge plus de quelques heures et une sacrée envie de rentrer en France pour me reposer dans un lieu sûr et passer les fêtes de fin d’année avec ma famille. Et voilà, j’étais en plein dans le creux de la vague. Je voulais rentrer.

… puis du vieux Quito

Heureusement, ma copine Thaïs arrivait le soir-même à l’auberge où j’étais. Et le lendemain elle a réussi à me traîner pour aller visiter en long, en large et en travers le vieux Quito. C’est là que j’ai commencé à voir le beau à Quito… Les bâtiments au style colonial respirent ici quelque chose de fort, on ressent le poids des années et de l’histoire dès qu’on lève les yeux.

Que dire des musées incas et des églises aux architectures toutes plus impressionnantes les unes que les autres, dans lesquelles des milliers d’équatoriens viennent d’ailleurs aussi chercher le beau chaque jour. La vue imprenable sur la ville depuis le haut de la Basilica del Sagrado Voto Nacional avec un ciel qui faisait le spectacle a fini de m’émerveiller.

Quand Thaïs est partie vers la Colombie, Sam (rencontré lors du Quilotoa loop) est apparu à l’auberge comme par magie avant de prendre son vol pour rentrer. Les jours qui ont suivi n’ont pas été plus facile niveau forme. À Quito, les gens sont souvent de passage, difficile de trouver un groupe bien qu’il y ait plein de francophones super sympas à l’auberge et puis j’étais trop épuisée pour faire des efforts de sociabilisation.

J’étais partagée entre l’impression d’avoir vécu un mois et demi très riche (c’était déjà beaucoup, ça pouvait s’arrêter là) et le fait de savoir qu’il faut parfois forcer un peu en voyage pour voir un nouveau chapitre s’ouvrir. Ce voyage j’ai décidé de le faire sans fixer de date retour pour pouvoir rentrer quand je sentais que c’était le moment. A ce stade là, j’avais l’impression d’avoir fait beaucoup et la Colombie pourtant si proche géographiquement me faisait moins de l’œil qu’avant mon départ.

… et je pose mes valises.

En attendant de prendre une décision, je cherche le beau, donc. Je profite de chaque sortie dans la ville pour me laisser imprégner par la douceur de l’ambiance. Un rayon de soleil qui donne une jolie lumière aux collines verdoyantes, une musique sur le chemin qui me fait me sentir bien, un groupe d’écoliers qui rit, les monuments qui apparaissent à chaque coin de rue, un échange en espagnol avec des équatoriens dans un commerce, une jolie librairie dans laquelle je peux me perdre quelques minutes. Provoquer l’émerveillement et m’inspirer du décor. « Le beau est toujours bizarre »* disait Baudelaire. Ici, le beau est toujours beau.

Quelques jours plus tard, je suis un peu plus en forme mais j’ai envie de rester à Quito encore un moment pour être sûre d’avoir assez de forces avant de repartir vers d’autres contrées ou de choisir de rentrer me reposer (pour mieux repartir). J’ai commencé un volontariat dans une auberge de la ville. Je suis contente de poser mes valises et de pouvoir être dans un environnement où je continue à rencontrer du monde. Poser ses valises au coeur de la vieille ville la plus étendue d’Amérique latine qui est aussi inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco me paraît être une bonne idée pour aujourd’hui. On verra demain.

*Cette réflexion sur « le beau et l’émerveillement » est inspirée d’un des nombreux podcasts que j’écoute en voyage. Il s’agit de Remède à la mélancolie présentée par Eva Bester et dont l’invité du 12 novembre était Juliette Armanet (que j’adore pour sa musique par ailleurs). Vous pouvez l’écouter ici.

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Latacunga y Quilotoa

 

Latacunga

Après cette mésaventure pour ma cheville (#entorse) je décide de continuer jusqu’à Latacunga où on loge dans une super jolie auberge de jeunesse. La vue sur la ville et le volcan de Cotopaxi est imprenable depuis la terrasse. La nuit n’est pas très reposante (comme souvent le samedi en Equateur, jour de fête!) mais pour l’instant je ne subis pas vraiment les effets de l’altitude (Latacunga est à 3000m d’altitude).

 

Sigchos – Isinlivi

Départ en fin de matinée le lendemain direction Sigchos, d’où part la première étape du trek : Sigchos –> Isinlivi. Et oui, malgré mon entorse de la veille et une cheville peu stable j’ai du mal à renoncer au trek de 3 jours qui nous attend. A la descente du car on se retrouve entre « touristes » et je rencontre Samuel, Julie et Vincent que je ne vais plus quitter pendant 3 jours. On s’entend tout de suite bien. Il faut dire que le trek du Quilotoa est renommé pour ses randonneurs perdus arrivant tard au refuge, on s’applique à prendre le bon chemin et ça rapproche! Cette première étape n’est pas une promenade de santé, ça monte et ma cheville n’est pas super contente mais j’arrive à bout des quelques heures de marche.

L’arrivée au refuge est grandiose! On a choisi ce trek aussi pour la qualité des refuges en route dans lesquels les voyageurs se rencontrent et se lient d’amitié. On en attendait pas tant! Des lieux de vie magnifiques, un spa (le luxe!), une salle de yoga face à la montagne, du feu dans la cheminée dans chaque chambre, bref, on est reçus comme des rois. Le lendemain matin je profite d’ailleurs d’un cours de yoga face à la vue, trop chouette. On croise un lama devant la salle de bain de notre chambre, c’est bucolique.

 

Isinlivi – (Sigchos) – Chugchillan

Seulement je sens que ma cheville ne tiendra pas un jour de plus de trek. C’est un peu le coup dur parce que le groupe est super, j’ai vraiment envie de passer quelques jours de plus avec eux. Je cogite, réfléchis aux solutions. J’ai envie d’essayer de relier les étapes suivantes avec d’autres moyens de transport que mes pieds pour rejoindre les autres le soir. Je me renseigne et pour l’étape suivante il faut revenir à Sigchos et repartir dans l’autre sens (c’est pour ça que les gens le font à pied…). Bon. J’ai envie de continuer l’aventure alors je fonce.

Sur la place du village je rencontre une petite dame et je lui demande comment relier Isinlivi à Sigchos. Et là, l’aventure commence! Elle m’explique qu’il y a une « carro de leche » qui va passer par la place du village d’ici 30minutes. J’embarque donc à l’arrière du camion de lait en direction de Sigchos, meilleur moyen de contempler le paysage. Je suis debout entre les écoliers et les villageois qui descendent à la ville. Les arrêts sont nombreux, à chaque ferme on récupère du lait. Quel moment de dingue. Du silence sur la route, juste les rires des écoliers, les bruits de la nature et le paysage autour. J’en prends plein les yeux (et le dos aussi, merci la route de montagne très irrégulière) pendant 1h30, vive l’expérience locale. A Sigchos ça se complique, mais j’arrive rapidement à arrêter une voiture qui va en direction de Chugchillan. Le conducteur a l’air honnête et c’est parti pour 1h de route beaucoup moins éprouvante, de ce côté là de la montagne la route a été refaite récemment.

Arrivée au refuge numéro 2 avec quelques heures d’avance sur les marcheurs, j’en profite pour passer du temps avec les volontaires français qui y bossent. Le reste du groupe arrive enfin et on profite de l’après-midi pour visiter le très petit village, jouer aux cartes, au ping-pong pour certains, au billard pour d’autres, c’est le moment détente! Un bon repas tous ensemble et c’est le moment d’aller dormir. Je partage le dortoir avec Sam (un suisse rencontré la veille) et Fred (un québécois tout aussi sympa) et pour pas s’endormir bête, Fred partage avec nous une super invention pour voyageurs : le Steripen. Un bâtonnet lumineux qu’on plonge dans l’eau pas potable, qu’on fait tourner dans l’eau 1min30 et qui rend l’eau carrément buvable, testé et validé!

 

Laguna del Quilotoa

Dernier jour de trek et le plus important parce qu’on va découvrir la fameuse lagune de Quilotoa si tout se passe bien. Pour l’équipe des non-marcheurs c’est plutôt facile, il s’agit de prendre le bus en fin de matinée! On retrouve le groupe des courageux dans une petite taverne du village où on goûte le « cuy » local (en français ça s’appelle du cochon d’Inde mais on préfère pas y penser alors on parle de cuy). Personne n’est fan du goût assez fort de la viande. Enfin on découvre la lagune, majestueuse au milieu de son cratère, c’est de toute beauté!

Il est déjà temps de rentrer à Latacunga. Une partie du groupe reste dormir sur place, c’est un peu émouvant de se quitter, 3 jours aussi remplis dans la vie d’un backpacker ça doit valoir quelque chose comme 3 semaines dans une vie normale. On sait qu’on n’a pas trop le temps donc on skip souvent la partie superficielle de la rencontre pour arriver rapidement à l’essentiel.

 

Quilotoa – Latacunga

Pour finir en beauté, alors qu’on devait prendre le bus, Vincent nous convainc de descendre en Jeep. Le monsieur qui nous le propose fait payer ça cher mais on est d’accord pour dire que l’expérience vaut le coup! Hop, on se retrouve tous les 4 avec Sam, Julie et Vincent à l’arrière du pick-up. C’est un vrai film avec musique, soleil et vent sur le visage, lumières magnifiques, paysages à couper le souffle. Le conducteur va carrément vite et quand il s ‘arrête au bout de 15min en disant qu’il va « chercher son permis de conduire » on est perplexes. Mais quand il revient avec d’énormes couvertures qu’il nous donne pour qu’on reste au chaud jusqu’en bas on est aux anges! Encore un trajet à couper le souffle mais partagé avec des copains c’est encore mieux. On passe notre temps à dire qu’on a trop de chance de vivre des moments comme ça.

On arrive à Latacunga un peu fatigués. Marie et Mélanie filent vite à Cuenca, adios les filles, merci pour ce bout de voyage partagé! On passe la soirée tous les 4 avec Julie, Vincent et Sam. Entre francophones qui parlent 3 français différents y’a moyen de bien rigoler!! On en profite jusqu’au bout parce que Julie et Vincent partent ce soir aussi vers Quito. Ca fait un petit pincement au coeur de laisser partir de belles rencontres mais c’est ce qui fait le charme du voyage. Et avec Sam on est pas abandonnés parce qu’on rencontre quelques minutes plus tard Etienne, un français qui fait un semestre d’études à Bogota! Sacré personnage.. Les rencontres se suivent et ne se ressemblent pas! Chouette!

Pour moi la suite c’est Quito.. Au moment où j’écris ces lignes j’y suis déjà depuis quelques jours et je peux vous dire que ça a surement été les jours les plus difficiles depuis le début de mon voyage! Suite à venir…

L’Amazonie, en passant par Tena

Après avoir quitté la belle Baños, nous nous dirigeons vers l’Amazonie. Les journées de transfert sont particulièrement éprouvantes, on arrive à Tena, petite ville située dans la pré-Amazonie sous une chaleur écrasante.

Nous y passons une soirée, le temps de trouver comment rejoindre facilement et pour pas cher l’Amazonie. On rencontre d’abord un indigène qui organise des tours mais on le sent peu patient et on n’a pas un bon feeling. Une autrichienne nous accoste dans la rue et nous propose de venir dans son lodge avec plusieurs activités découvertes de l’Amazonie. D’abord sceptiques, on décide d’aller voir, elle a l’air sympa. On rencontre alors un couple de français avec qui on s’entend tout de suite. On passera les trois prochains jours ensemble.

Balade dans la jungle

Départ le lendemain matin pour la « celva » (jungle en espagnol). Après que notre hôte nous ait mis dans l’ambiance en nous montrant les mygales et autres serpents qui trainent dans son jardin on part pour un trek de 6heures dans la jungle. Pas beaucoup d’animaux mais on apprend plein de choses sur les plantes médicinales.

Une nuit dans une famille Quichwa

On part en fin d’après-midi pour rencontrer la communauté Quichwa dans laquelle on va passer la nuit. On est tout de suite dans une atmosphère hyper chaleureuse, les adultes ont très envie de transmettre leurs connaissances, la façon dont ils vivent, on n’a pas l’impression de déranger, on est là en amies. Et les enfants nous donnent plein de sourires, ça fait du bien. On apprend d’abord à préparer la yucca (manioc local) pour faire la chicha (boisson fermentée). De la cueillette dans le jardin jusqu’au bol. On est vraiment plongé dans une autre dimension ; préparation du repas à même le sol par Gloria (qui paraît savoir tout faire), douche quotidienne dans le rio qui passe à côté. Les enfants rincent vaguement leurs assiettes dans un bac d’eau pour les laver d’un repas à l’autre et grimpent aux arbres comme des petits singes, ils ont l’air heureux ici. C’est Arturo, le grand-père de la famille (et aussi docteur très respecté de la communauté) qui nous explique tout en détail et en particulier à quoi servent les plantes médicinales de son jardin. C’est la première fois en un mois que je vois les étoiles en Equateur (au sens propre, les villes sont loin et le ciel est clair !).

Après une nuit difficile pour moi et un réveil avant le lever du jour (on vit au rythme de la famille), nous petit-déjeunons tous ensemble, jouons avec les enfants qui partent sous la pluie à l’école. Heureusement, il y a les feuilles de bananiers en guise de parapluie. On remercie Arturo (qui nous appelle déjà ses 3 « hijas ») et sa famille pour leur accueil et on file visiter l’école du village. Comme les maisons, les salles de classe sont sommaires. On passe à travers les classes et rencontrons les enfants, chouette moment.

Balade en « canoa » et atelier bracelet

Nous continuons la journée avec une balade sur le rio en « canoa ». On n’a pas le temps de voir beaucoup d’animaux à part des singes. On visite un « rescue center » où des animaux de la jungle maltraités sont recueillis pour être remis dans leur élément naturel.

L’après-midi Arturo nous emmène chez sa cousine pour apprendre à faire les bracelets à la manière des tisseuses Quichwas. On rencontre leurs enfants, leur toucan domestique (et oui !) et on apprend la technique avec Elena après qu’elle nous ait montré où elle trouvait dans son jardin les graines qu’elles transformaient ensuit en perles. C’est super intéressant, comme Arturo, Elena a vraiment envie de transmettre. C’est super enrichissant de rencontrer ce genre de personnalité. Avant de partir, la famille nous demande d’écrire nos noms avec un fruit qui contient une teinture naturelle sur le mur de la maison. « Revenez dans 2 ans et vos noms seront encore là » promet Arturo.

Fabrication de chocolat 

Nos hôtes au lodge nous propose une dernière activité sur place : la fabrique de chocolat. Ils ont plusieurs hectares de cacaotier et nous proposent de transformer des graines en chocolat, miam! Du 100% cacao pur! On se fait des chocolats chauds, des fruits au chocolat et pour finir en beauté : un masque au chocolat. Peau douce assurée pour une semaine au moins! On se régale!

La santé par les plantes !

Pour notre dernière soirée, Arturo partage encore d’autres secrets avec nous sur les plantes médicinales. Ce soir-là on le soupçonne d’avoir d’ailleurs un peu trop profité des bienfaits de la liqueur de canne mais bon, on rigole bien et il nous fait un super nettoyage de santé grâce à de la fumée et un bouquet de feuilles, nous dit vers quel âge on devrait être mariés et que tout ira bien, nous voilà rassurés! Petit moment d’émotions au moment de le quitter où il nous redit que nous sommes ses 3 « hijas », on s’attache vite aux gens ici.

Misahualli

Le lendemain, on repousse le départ jusqu’à se faire presque mettre à la porte. On souhaite faire une dernière halte à Misuahalli où il y a une plage avec des singes. Pas de singes sur la plage mais plusieurs dans le village. C’est un petit village plein de charme où on décide de rester une nuit. Un peu malgré moi car j’aurais bien aimé avancé et retourner dans notre jolie auberge de Tena mais bon… c’est le jeu du groupe!

Petit accident de parcours

Le lendemain c’est journée bus, heureusement que là encore il y a les podcasts, c’est long! Je suis encore un peu contrariée des changements de plan et assez fatiguée aussi, au changement de bus à Tena je me tord la cheville et un petit malaise dû à la douleur me met littéralement à terre (ahah), écrasée par mes 15kilos de sac, j’ai l’air super maligne. Pas drôle sur le moment, surtout qu’on est en route pour aller faire un trek de 3 jours entre 3000 et 4000m d’altitude, c’est de mauvaise augure… La suite au prochain épisode!

Baños la douce

Voilà mon premier coup de coeur en Equateur.. Baños ! Une petite vallée au centre du pays entre les Andes et l’Amazonie. Réputée pour être la ville des sports extrêmes, Baños m’a surprise par ses paysages et l’ambiance tranquille de la ville . Il faut dire qu’on a eu de la chance, on a dégoté (après plusieurs heures de recherche) une chambre pour tous les 5 au sommet d’un hostel en plein centre qui offrait une vue imprenable sur la ville.

Mirador de la Virgen

Le premier jour a été l’occasion de prendre un peu de hauteur sur la ville avec une balade de 2/3h. On croise des thermes, des bouts de forêts qui font penser à l’Amazonie et  de l’art des rues, je m’y sens bien!

Ruta de Las Cascadas

Le lendemain, on embarque sur nos vélos pour aller faire la route des cascades. Ca grimpe, ça fait travailler les jambes, on subit vraiment la chaleur mais on voit de supers endroits. Mention spéciale pour la dernière cascade du Paillon del Diablo, aussi impressionnante que la forme de la roche qu’on voit en y accédant.

Casa del Arbol

Les soirées sont douces, on profite bien de notre terrasse (presque privée) pour faire un peu de yoga pour certains, juste des étirements pour d’autres. Le dernier jour est l’occasion de monter à 3000m d’altitude pour voir la Casa del Arbol et sa balançoire au dessus du vide, beaucoup moins impressionnante qu’on imaginait mais on passe un bon moment.

Les journées passent vite ici et le programme est chargé. Les équatoriens sont difficiles en affaire mais on a quand même réussi à négocier plusieurs jours en Amazonie à bas prix et ça commence demain 😀

Cuenca y Las Cajas

À quelques heures de mon départ pour Baños, le groupe de français rencontré quelques jours plus tôt me fait la proposition de les rejoindre à Cuenca, beaucoup plus au sud. Je me laisse tenter, quitte Montañita et pars pour 7h de bus. Petit passage ultra rapide par Guayaquil et j’arrive dans l’après-midi au cœur de la Sierra du Sud équatorienne, à Cuenca. Premier aperçu des Andes en arrivant, j’ai hâte d’en voir plus. Ville tranquille située à 2800m d’altitude réputée pour son architecture, Cuenca n’était pas sur ma liste mais je suis contente d’y être. Pour l’heure c’est jeu de cartes dans la guest house où nous avons trouvé 2 chambres pour dormir tous les 8. Puis restaurant indien (on a parfois besoin de changer des « papas fritas y pollo » – aussi connues sous le nom de « poulet frites » qu’on trouve pour $1,50 ici), en passant par un cours de Zumba en plein air qu’on rejoint pour quelques minutes avec plaisir !

Parque Nacional de Las Cajas

Le lendemain matin on se lève tôt pour rejoindre le parc national de Las Cajas en bus, il y a plusieurs treks possibles, on en choisit un de quelques heures pour être rentrés avant la pluie prévue en début d’après-midi. Après 20 minutes de marche, la pluie s’invite. On en profite pour se perdre pendant 1h30, histoire d’avoir bien froid avant de commencer la rando. Finalement on arrive à rejoindre le sentier et malgré la température on en prend plein les yeux. On croise des lamas, trop chouette. La respiration n’est pas super facile, on a tendance à l’oublier parce qu’il n’y a pas de neige mais on a bien grimpé. 4100m au point le plus haut, première fois de ma vie que je passe la barre des 4000, hop on coche! Ces lagunes tout autour c’est vraiment typique de l’Equateur, je ne m’en lasse pas.

Après-midi tranquille à Cuenca, on se restaure, on se repose. C’est la dernière soirée tous ensemble, une partie du groupe s’envole pour le Pérou le lendemain.

Cuenca

Avec ceux qui restent encore un peu en Equateur, on fait un tour dans l’ancienne cité coloniale de Cuenca. Le soleil brule vraiment mais on est trop contents de le voir ! Les bâtiments sont impressionnants et on visite les nombreuses églises de la ville. Je crois que j’ai passé un cap, je commence à aimer visiter des églises, c’est grave docteur ?? Ici il y règne vraiment une ambiance particulière, ça m’impressionne. Un petit tour au marché artisanal sur lequel la totalité des ponchos colorés me font de l’œil (je ne craquerais pas, je me souviens qu’il va falloir porter tout ce que je mets dans mon sac..).

Voilà, merci Cuenca et ses environs.. les aventures s’enchaînent ici et c’est déjà reparti, cette fois pour aller au nord pour de bon ! Au prochain épisode : mon premier gros coup de coeur ici en Equateur 🙂

Petit tour sur la côte

Après une semaine de cours d’espagnol intensifs à Montañita, on a décidé (avec Thaïs) d’aller voir un peu plus haut sur la Côte pacifique!

Puerto Lopez

Direction Puerto Lopez et son port de pêche. On y loge dans une jolie petite auberge conseillée par le Routard, c’est sommaire et pas très propre (comme souvent en Equateur) mais pour une nuit ça ira bien! On rencontre un groupe de jeunes français qui se sont eux-mêmes rencontrés pendant le voyage dont Mélanie avec qui je conviens de faire le trek du Lac Quilotoa dans quelques semaines.

Los Frailes

Mais en attendant, on a surtout envie de trouver du soleil sur cette côte car pour l’instant : 5 jours sur place, 0 minutes de soleil. Et comme indiqué par les locaux, c’est sur la plage paradisiaque de Los Frailes qu’il se trouve! On en profite pour faire des recharges de chaleur et observé les dizaines de crabes qui courent autour de nous, c’est trop beau.

Agua Blanca

L’après-midi on visite Agua Blanca, forêt au coeur du Parc Nacional de Machachilla. On en apprend un peu sur les peuples qui vivaient là mais nous on a surtout envie d’aller se baigner dans la piscine alimentée en souffre au fond de la forêt! Sereines, on dit au guide qu’on préfère y aller toutes seules. Après 45minutes de marche à remonter le cours d’eau alors que la piscine n’était censée être qu’à un quart d’heure on se dit qu’on espère VRAIMENT que la saison des énormes serpents que le guide nous a montré est terminée parce que là on sait pas où on va. Finalement on tombe sur des dames sorties d’un peu nulle part qui lavent leur linge dans une piscine naturelle, trop gentilles elles nous indiquent le chemin. Et enfin on peut profiter de la laguna après s’être enduites de boue (peau toute douce assurée).

Isla de La Plata

Le lendemain on part pour la « Isla de la Plata », aussi appelée la « Galapagos des pauvres ». On a déjà eu plusieurs retours mitigés, on sait qu’il ne faut pas s’attendre à un truc extra mais on est curieuse et un peu naïve, on espère croiser des baleines sur la route.

La balade en bateau est chouette mais sur l’île pas grand chose à voir à part des grosses tortues, des pélicans et des oiseaux à pattes bleues. Même le snorkelling est un peu décevant mais on aura au moins profité des bonnes ondes du pacifique et de quelques rayons de soleil. Fait assez rare en cette période en Equateur pour être souligné.

Aujourd’hui c’était surf à Montañita et demain départ pour de nouvelles aventures plus en altitude!

De Guayaquil à Montañita

 

Guayaquil, fin

Les derniers jours à Guayaquil avec les copains sont passés super vite! On a assez bien rentabilisé les attentes au déco avec des créations très imaginatives (cairn sur front, acro-yoga etc). Samedi après, plusieurs jours sans, l’organisation a décidé de maintenir la manche prévue, j’ai donc enfin pu voir un vrai départ de manche de coupe du monde assez impressionnant avec des parapentistes (120 pilotes!) tous collés les uns aux autres dans le ciel.

Après avoir bien fêté la fin des vacances, on est partis chacun de notre côté, salut les gars, on se voit en Colombie!

Pour moi direction Montañita, « paradis des surfeurs » sur la côte pacifique… Je voyage avec une suisse rencontrée à l’auberge de jeunesse à Guayaquil.

Montañita, arrivée

Après 3h de bus dimanche, arrivée à Montañita de nuit.. Rien de très réjouissant de prime abord. Des chiens errants, des babacools saouls, une ville pas très propre. Le chaos sud américain est bien présent mais pas le charme qui va avec. On est quand même contente de voir l’océan pacifique (première fois pour toutes les 2), on grignote de bonnes empañadas et on dort à « Las Cabanas », des petites cabanes en bambou. Je partage un dortoir avec une hollandaise qui partira le lendemain. Les nuits sont très bruyantes, impossible de dormir paisiblement. Je me dis que je ne serai que de passage quelques jours à Montanita, assez pour profiter du yoga et de l’océan, pas assez pour m’épuiser dès le début du voyage.

 

Première expérience en Workaway (ou pas…)

Je décide d’aller vers l’hôtel avec lequel j’avais pris contact à Montañita pour un work away (5h de travail par jour en échange d’un logement pour la semaine). Les missions ont l’air facile mais l’endroit où je suis logée est plus que sommaire. Rat dans la cuisine, chambre vraiment sale, porte d’entrée qui ne ferme pas, odeur écoeurante. Après quelques heures de réflexion je reprends mon sac, vais dire aurevoir au gérant et reviens aux petites cabanes. L’ambiance internationale d’ici me plaît vraiment et je vais en profiter pour prendre quelques cours d’espagnol cette semaine car l’école de langues a très bonne réputation!

Tant pis pour le work away, ce sera pour une prochaine fois!