L’Amazonie, en passant par Tena

Après avoir quitté la belle Baños, nous nous dirigeons vers l’Amazonie. Les journées de transfert sont particulièrement éprouvantes, on arrive à Tena, petite ville située dans la pré-Amazonie sous une chaleur écrasante.

Nous y passons une soirée, le temps de trouver comment rejoindre facilement et pour pas cher l’Amazonie. On rencontre d’abord un indigène qui organise des tours mais on le sent peu patient et on n’a pas un bon feeling. Une autrichienne nous accoste dans la rue et nous propose de venir dans son lodge avec plusieurs activités découvertes de l’Amazonie. D’abord sceptiques, on décide d’aller voir, elle a l’air sympa. On rencontre alors un couple de français avec qui on s’entend tout de suite. On passera les trois prochains jours ensemble.

Balade dans la jungle

Départ le lendemain matin pour la « celva » (jungle en espagnol). Après que notre hôte nous ait mis dans l’ambiance en nous montrant les mygales et autres serpents qui trainent dans son jardin on part pour un trek de 6heures dans la jungle. Pas beaucoup d’animaux mais on apprend plein de choses sur les plantes médicinales.

Une nuit dans une famille Quichwa

On part en fin d’après-midi pour rencontrer la communauté Quichwa dans laquelle on va passer la nuit. On est tout de suite dans une atmosphère hyper chaleureuse, les adultes ont très envie de transmettre leurs connaissances, la façon dont ils vivent, on n’a pas l’impression de déranger, on est là en amies. Et les enfants nous donnent plein de sourires, ça fait du bien. On apprend d’abord à préparer la yucca (manioc local) pour faire la chicha (boisson fermentée). De la cueillette dans le jardin jusqu’au bol. On est vraiment plongé dans une autre dimension ; préparation du repas à même le sol par Gloria (qui paraît savoir tout faire), douche quotidienne dans le rio qui passe à côté. Les enfants rincent vaguement leurs assiettes dans un bac d’eau pour les laver d’un repas à l’autre et grimpent aux arbres comme des petits singes, ils ont l’air heureux ici. C’est Arturo, le grand-père de la famille (et aussi docteur très respecté de la communauté) qui nous explique tout en détail et en particulier à quoi servent les plantes médicinales de son jardin. C’est la première fois en un mois que je vois les étoiles en Equateur (au sens propre, les villes sont loin et le ciel est clair !).

Après une nuit difficile pour moi et un réveil avant le lever du jour (on vit au rythme de la famille), nous petit-déjeunons tous ensemble, jouons avec les enfants qui partent sous la pluie à l’école. Heureusement, il y a les feuilles de bananiers en guise de parapluie. On remercie Arturo (qui nous appelle déjà ses 3 « hijas ») et sa famille pour leur accueil et on file visiter l’école du village. Comme les maisons, les salles de classe sont sommaires. On passe à travers les classes et rencontrons les enfants, chouette moment.

Balade en « canoa » et atelier bracelet

Nous continuons la journée avec une balade sur le rio en « canoa ». On n’a pas le temps de voir beaucoup d’animaux à part des singes. On visite un « rescue center » où des animaux de la jungle maltraités sont recueillis pour être remis dans leur élément naturel.

L’après-midi Arturo nous emmène chez sa cousine pour apprendre à faire les bracelets à la manière des tisseuses Quichwas. On rencontre leurs enfants, leur toucan domestique (et oui !) et on apprend la technique avec Elena après qu’elle nous ait montré où elle trouvait dans son jardin les graines qu’elles transformaient ensuit en perles. C’est super intéressant, comme Arturo, Elena a vraiment envie de transmettre. C’est super enrichissant de rencontrer ce genre de personnalité. Avant de partir, la famille nous demande d’écrire nos noms avec un fruit qui contient une teinture naturelle sur le mur de la maison. « Revenez dans 2 ans et vos noms seront encore là » promet Arturo.

Fabrication de chocolat 

Nos hôtes au lodge nous propose une dernière activité sur place : la fabrique de chocolat. Ils ont plusieurs hectares de cacaotier et nous proposent de transformer des graines en chocolat, miam! Du 100% cacao pur! On se fait des chocolats chauds, des fruits au chocolat et pour finir en beauté : un masque au chocolat. Peau douce assurée pour une semaine au moins! On se régale!

La santé par les plantes !

Pour notre dernière soirée, Arturo partage encore d’autres secrets avec nous sur les plantes médicinales. Ce soir-là on le soupçonne d’avoir d’ailleurs un peu trop profité des bienfaits de la liqueur de canne mais bon, on rigole bien et il nous fait un super nettoyage de santé grâce à de la fumée et un bouquet de feuilles, nous dit vers quel âge on devrait être mariés et que tout ira bien, nous voilà rassurés! Petit moment d’émotions au moment de le quitter où il nous redit que nous sommes ses 3 « hijas », on s’attache vite aux gens ici.

Misahualli

Le lendemain, on repousse le départ jusqu’à se faire presque mettre à la porte. On souhaite faire une dernière halte à Misuahalli où il y a une plage avec des singes. Pas de singes sur la plage mais plusieurs dans le village. C’est un petit village plein de charme où on décide de rester une nuit. Un peu malgré moi car j’aurais bien aimé avancé et retourner dans notre jolie auberge de Tena mais bon… c’est le jeu du groupe!

Petit accident de parcours

Le lendemain c’est journée bus, heureusement que là encore il y a les podcasts, c’est long! Je suis encore un peu contrariée des changements de plan et assez fatiguée aussi, au changement de bus à Tena je me tord la cheville et un petit malaise dû à la douleur me met littéralement à terre (ahah), écrasée par mes 15kilos de sac, j’ai l’air super maligne. Pas drôle sur le moment, surtout qu’on est en route pour aller faire un trek de 3 jours entre 3000 et 4000m d’altitude, c’est de mauvaise augure… La suite au prochain épisode!

Publicités

Baños la douce

Voilà mon premier coup de coeur en Equateur.. Baños ! Une petite vallée au centre du pays entre les Andes et l’Amazonie. Réputée pour être la ville des sports extrêmes, Baños m’a surprise par ses paysages et l’ambiance tranquille de la ville . Il faut dire qu’on a eu de la chance, on a dégoté (après plusieurs heures de recherche) une chambre pour tous les 5 au sommet d’un hostel en plein centre qui offrait une vue imprenable sur la ville.

Mirador de la Virgen

Le premier jour a été l’occasion de prendre un peu de hauteur sur la ville avec une balade de 2/3h. On croise des thermes, des bouts de forêts qui font penser à l’Amazonie et  de l’art des rues, je m’y sens bien!

Ruta de Las Cascadas

Le lendemain, on embarque sur nos vélos pour aller faire la route des cascades. Ca grimpe, ça fait travailler les jambes, on subit vraiment la chaleur mais on voit de supers endroits. Mention spéciale pour la dernière cascade du Paillon del Diablo, aussi impressionnante que la forme de la roche qu’on voit en y accédant.

Casa del Arbol

Les soirées sont douces, on profite bien de notre terrasse (presque privée) pour faire un peu de yoga pour certains, juste des étirements pour d’autres. Le dernier jour est l’occasion de monter à 3000m d’altitude pour voir la Casa del Arbol et sa balançoire au dessus du vide, beaucoup moins impressionnante qu’on imaginait mais on passe un bon moment.

Les journées passent vite ici et le programme est chargé. Les équatoriens sont difficiles en affaire mais on a quand même réussi à négocier plusieurs jours en Amazonie à bas prix et ça commence demain 😀

Cuenca y Las Cajas

À quelques heures de mon départ pour Baños, le groupe de français rencontré quelques jours plus tôt me fait la proposition de les rejoindre à Cuenca, beaucoup plus au sud. Je me laisse tenter, quitte Montañita et pars pour 7h de bus. Petit passage ultra rapide par Guayaquil et j’arrive dans l’après-midi au cœur de la Sierra du Sud équatorienne, à Cuenca. Premier aperçu des Andes en arrivant, j’ai hâte d’en voir plus. Ville tranquille située à 2800m d’altitude réputée pour son architecture, Cuenca n’était pas sur ma liste mais je suis contente d’y être. Pour l’heure c’est jeu de cartes dans la guest house où nous avons trouvé 2 chambres pour dormir tous les 8. Puis restaurant indien (on a parfois besoin de changer des « papas fritas y pollo » – aussi connues sous le nom de « poulet frites » qu’on trouve pour $1,50 ici), en passant par un cours de Zumba en plein air qu’on rejoint pour quelques minutes avec plaisir !

Parque Nacional de Las Cajas

Le lendemain matin on se lève tôt pour rejoindre le parc national de Las Cajas en bus, il y a plusieurs treks possibles, on en choisit un de quelques heures pour être rentrés avant la pluie prévue en début d’après-midi. Après 20 minutes de marche, la pluie s’invite. On en profite pour se perdre pendant 1h30, histoire d’avoir bien froid avant de commencer la rando. Finalement on arrive à rejoindre le sentier et malgré la température on en prend plein les yeux. On croise des lamas, trop chouette. La respiration n’est pas super facile, on a tendance à l’oublier parce qu’il n’y a pas de neige mais on a bien grimpé. 4100m au point le plus haut, première fois de ma vie que je passe la barre des 4000, hop on coche! Ces lagunes tout autour c’est vraiment typique de l’Equateur, je ne m’en lasse pas.

Après-midi tranquille à Cuenca, on se restaure, on se repose. C’est la dernière soirée tous ensemble, une partie du groupe s’envole pour le Pérou le lendemain.

Cuenca

Avec ceux qui restent encore un peu en Equateur, on fait un tour dans l’ancienne cité coloniale de Cuenca. Le soleil brule vraiment mais on est trop contents de le voir ! Les bâtiments sont impressionnants et on visite les nombreuses églises de la ville. Je crois que j’ai passé un cap, je commence à aimer visiter des églises, c’est grave docteur ?? Ici il y règne vraiment une ambiance particulière, ça m’impressionne. Un petit tour au marché artisanal sur lequel la totalité des ponchos colorés me font de l’œil (je ne craquerais pas, je me souviens qu’il va falloir porter tout ce que je mets dans mon sac..).

Voilà, merci Cuenca et ses environs.. les aventures s’enchaînent ici et c’est déjà reparti, cette fois pour aller au nord pour de bon ! Au prochain épisode : mon premier gros coup de coeur ici en Equateur 🙂

Petit tour sur la côte

Après une semaine de cours d’espagnol intensifs à Montañita, on a décidé (avec Thaïs) d’aller voir un peu plus haut sur la Côte pacifique!

Puerto Lopez

Direction Puerto Lopez et son port de pêche. On y loge dans une jolie petite auberge conseillée par le Routard, c’est sommaire et pas très propre (comme souvent en Equateur) mais pour une nuit ça ira bien! On rencontre un groupe de jeunes français qui se sont eux-mêmes rencontrés pendant le voyage dont Mélanie avec qui je conviens de faire le trek du Lac Quilotoa dans quelques semaines.

Los Frailes

Mais en attendant, on a surtout envie de trouver du soleil sur cette côte car pour l’instant : 5 jours sur place, 0 minutes de soleil. Et comme indiqué par les locaux, c’est sur la plage paradisiaque de Los Frailes qu’il se trouve! On en profite pour faire des recharges de chaleur et observé les dizaines de crabes qui courent autour de nous, c’est trop beau.

Agua Blanca

L’après-midi on visite Agua Blanca, forêt au coeur du Parc Nacional de Machachilla. On en apprend un peu sur les peuples qui vivaient là mais nous on a surtout envie d’aller se baigner dans la piscine alimentée en souffre au fond de la forêt! Sereines, on dit au guide qu’on préfère y aller toutes seules. Après 45minutes de marche à remonter le cours d’eau alors que la piscine n’était censée être qu’à un quart d’heure on se dit qu’on espère VRAIMENT que la saison des énormes serpents que le guide nous a montré est terminée parce que là on sait pas où on va. Finalement on tombe sur des dames sorties d’un peu nulle part qui lavent leur linge dans une piscine naturelle, trop gentilles elles nous indiquent le chemin. Et enfin on peut profiter de la laguna après s’être enduites de boue (peau toute douce assurée).

Isla de La Plata

Le lendemain on part pour la « Isla de la Plata », aussi appelée la « Galapagos des pauvres ». On a déjà eu plusieurs retours mitigés, on sait qu’il ne faut pas s’attendre à un truc extra mais on est curieuse et un peu naïve, on espère croiser des baleines sur la route.

La balade en bateau est chouette mais sur l’île pas grand chose à voir à part des grosses tortues, des pélicans et des oiseaux à pattes bleues. Même le snorkelling est un peu décevant mais on aura au moins profité des bonnes ondes du pacifique et de quelques rayons de soleil. Fait assez rare en cette période en Equateur pour être souligné.

Aujourd’hui c’était surf à Montañita et demain départ pour de nouvelles aventures plus en altitude!

De Guayaquil à Montañita

 

Guayaquil, fin

Les derniers jours à Guayaquil avec les copains sont passés super vite! On a assez bien rentabilisé les attentes au déco avec des créations très imaginatives (cairn sur front, acro-yoga etc). Samedi après, plusieurs jours sans, l’organisation a décidé de maintenir la manche prévue, j’ai donc enfin pu voir un vrai départ de manche de coupe du monde assez impressionnant avec des parapentistes (120 pilotes!) tous collés les uns aux autres dans le ciel.

Après avoir bien fêté la fin des vacances, on est partis chacun de notre côté, salut les gars, on se voit en Colombie!

Pour moi direction Montañita, « paradis des surfeurs » sur la côte pacifique… Je voyage avec une suisse rencontrée à l’auberge de jeunesse à Guayaquil.

Montañita, arrivée

Après 3h de bus dimanche, arrivée à Montañita de nuit.. Rien de très réjouissant de prime abord. Des chiens errants, des babacools saouls, une ville pas très propre. Le chaos sud américain est bien présent mais pas le charme qui va avec. On est quand même contente de voir l’océan pacifique (première fois pour toutes les 2), on grignote de bonnes empañadas et on dort à « Las Cabanas », des petites cabanes en bambou. Je partage un dortoir avec une hollandaise qui partira le lendemain. Les nuits sont très bruyantes, impossible de dormir paisiblement. Je me dis que je ne serai que de passage quelques jours à Montanita, assez pour profiter du yoga et de l’océan, pas assez pour m’épuiser dès le début du voyage.

 

Première expérience en Workaway (ou pas…)

Je décide d’aller vers l’hôtel avec lequel j’avais pris contact à Montañita pour un work away (5h de travail par jour en échange d’un logement pour la semaine). Les missions ont l’air facile mais l’endroit où je suis logée est plus que sommaire. Rat dans la cuisine, chambre vraiment sale, porte d’entrée qui ne ferme pas, odeur écoeurante. Après quelques heures de réflexion je reprends mon sac, vais dire aurevoir au gérant et reviens aux petites cabanes. L’ambiance internationale d’ici me plaît vraiment et je vais en profiter pour prendre quelques cours d’espagnol cette semaine car l’école de langues a très bonne réputation!

Tant pis pour le work away, ce sera pour une prochaine fois!

 

 

Jardin Botanico de Guayaquil

Avant hier j’ai eu l’occasion d’aller visiter le Jardin Botanico de Guayaquil, tout au nord de la ville où j’ai croisé plein de petites bêtes sympas.. des tortues, des singes, des perroquets qui répètent en espagnol, des jolis papillons et encore des iguanes!

Après avoir testé un restaurant spécialiste de la banane plantain en début de semaine, on est allés en ville chez un spécialiste de poisson et on s’est régalé, du super bon poisson, des bonnes crevettes, des sauces à base de coco (miam!) et beaucoup de coriandre pour le plus grand plaisir de Téo!

Hier l’organisation de la World Cup organisait une soirée dans une restaurant de crabes, il ne nous a pas fallu longtemps pour devenir des vrais petits pros du cassage au marteau! En partant on a croisé des langoustines qui se baladaient par là..

Les conditions de vol sont moyennes ces derniers jours, pas de manche hier pour les parapentistes mais on profite des petits plaisirs de la vie équatorienne comme les garrapiñados (cacahuètes enrobées de sucre et de coco), sur le paquet c’est écrit « alto en azucar, alto en grasa » (beaucoup de sucre, beaucoup de gras) alors on essaie d’arrêter !!

Paragliding World Cup en Equateur

Avant que la compétition ne commence, j’ai été faire un petit tour sur le déco avec les copains. Voilá quelques images de la vue depuis lá-haut et aussi de la vue en l’air sur les forets et élevage de crevettes !

Images assez peu représentatives du temps équatorien, on voit rarement le ciel bleu mais il ne pleut jamais !!

Photos prises en l’air par Téo Bouvard (suivez sa page athlete sur Facebook pour des vidéos des vols quotidiennes), modeles Simon et Bastien 😉