Great Ocean Road – Entre océan et forêt tropicale (2)

Les deux jours qui ont suivi ont été bien différents sur la Great Ocean Road. D’un côté l’océan, avec son lot de touristes, de rigolades et aussi de moments de silence face à cette immensité. De l’autre la forêt qu’on ne s’attendait pas à trouver aussi belle et riche ici. Encore deux journées sous le signe de la découverte et de l’émerveillement.

Pour notre journée « touristes », on avait joué le jeu à fond. Dès le matin on était partis en tee-shirts pour se faire surprendre par la pluie et le vent au bout de quelques minutes de route. Heureusement, la route permet de longer l’océan, on n’en a donc pas loupé une miette depuis la voiture. Et nos quelques sorties pour aller voir les 12 apôtres (attraction touristique principale de la Great Ocean Road qui consiste en d’immenses rochers sortis de l’océan) ont été épiques. À coups de courses contre le vent sur la plage ou de slalom entre les touristes asiatiques armés – eux – de ponchos en sacs plastiques qui les protégeaient à merveille (mais dont le côté pratique nous a un peu échappé) ! En tous cas ça donnait lieu à des situations cocasses.

 

Les 12 apostles ne sont pas à retenir pour nous. On a beaucoup plus profité de Lord Ard Gorge. À cet endroit l’océan s’immisce entre deux petites falaises dans un spectacle silencieux et apaisant. Des stalagmites et petites grottes creusées dans cette pierre jaune tout autour rendent l’endroit un peu mystique. On n’a pas résisté à une (très courte) séance de bloc en baskets sur le joli rocher trouvé sur la plage, moment magique !

 

Le soir dans le port d’Apollo Bay, le ciel et l’océan ont sorti le grand jeu, je vous laisse juger par vous-même. En tous cas, la raie qui se baladait entre les bateaux colorés n’avait pas l’air malheureuse.

Le lendemain le voyage a pris une toute autre tournure. Le soleil n’était pas de retour et on a décidé de s’éloigner de l’océan et du monde pour aller se cacher dans la forêt ! Et quelle forêt… La balade au cœur de la Maits Rainforest nous a laissé sans voix. Rien à voir avec le décor dans lequel on avait trouvé des koalas à quelques dizaines de kilomètres de là deux jours plus tôt. Ici tout était humide, on entendait les oiseaux, on était en pleine jungle. Les arbres n’étaient pas moins impressionnants que le jour précédent. Ils étaient mêmes tellement massifs qu’on s’arrêtait tous les 10mètres pour en observer un. Je peux vous dire que se balader dans une forêt de cette envergure avec un fustier donne une toute autre dimension à la promenade. On se disait, cette fois, c’est sur, niveau arbre on ne verra pas mieux !

C’était sans compter la forêt de séquoias géants qu’on allait découvrir un peu plus haut. Difficile mais on a essayé d’en mesurer un (à l’aide de techniques de professionnels que je ne dévoilerai pas ici) et on était pas loin des 65m. Autant vous dire que quand on est au pied d’une forêt d’arbres aussi hauts, on se sent ridiculement petit. Si on compte en fuste, ça fait beaucoup beaucoup de maisons. Dans cette forêt-là c’était grand silence. On avait juste à observer des arbres plantés 80 ans plus tôt et à se souvenir qu’on n’était pas grand chose. Le rayon de soleil qui passait par là, à défaut de nous réchauffer, rendait la lumière du lieu vraiment magique. Un petit tour près des cascades du coin, un petit coucou à un copain kangourou gris qui passait par là et on n’avait plus qu’à aller se remettre de nos émotions.

En regardant les surfeurs sur la plage d’Apollo Bay ce soir-là on s’est dit qu’il était temps pour nous d’enfiler une combi… La suite au prochain épisode !

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Un commentaire sur « Great Ocean Road – Entre océan et forêt tropicale (2) »

  1. Je me suis approché pour entendre ce que disait le kangourou. Comme il a vu que je ne comprenais pas bien, il m’a fait signe de m’approcher encore et voilà ce que j’ai entendu : « Ils sont charmants ces deux touristes. Ils savent écouter, ils savent regarder. Je les sens désireux de se fondre dans notre forêt, de prendre soin de nous, végétaux et animaux de cet endroit. » Il a terminé par ces mots: » Moi, je les adopterais bien s’ils voulaient rester ici … »
    A entendre ce kangourou, chère Mathilde et cher Malo, vous êtes des visiteurs bien respectueux de la nature qui vous accueille. Et vous vous y prenez très bien pour nous faire partager le goût des grands espaces, des silences pleins, des formes naturelles et vivantes envoutantes.
    Bon retour Malo et bonne suite de voyage Mathilde. Gros bisous de l’homme à qui le kangourou à parlé à l’oreille …

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