Latacunga y Quilotoa

 

Latacunga

Après cette mésaventure pour ma cheville (#entorse) je décide de continuer jusqu’à Latacunga où on loge dans une super jolie auberge de jeunesse. La vue sur la ville et le volcan de Cotopaxi est imprenable depuis la terrasse. La nuit n’est pas très reposante (comme souvent le samedi en Equateur, jour de fête!) mais pour l’instant je ne subis pas vraiment les effets de l’altitude (Latacunga est à 3000m d’altitude).

 

Sigchos – Isinlivi

Départ en fin de matinée le lendemain direction Sigchos, d’où part la première étape du trek : Sigchos –> Isinlivi. Et oui, malgré mon entorse de la veille et une cheville peu stable j’ai du mal à renoncer au trek de 3 jours qui nous attend. A la descente du car on se retrouve entre « touristes » et je rencontre Samuel, Julie et Vincent que je ne vais plus quitter pendant 3 jours. On s’entend tout de suite bien. Il faut dire que le trek du Quilotoa est renommé pour ses randonneurs perdus arrivant tard au refuge, on s’applique à prendre le bon chemin et ça rapproche! Cette première étape n’est pas une promenade de santé, ça monte et ma cheville n’est pas super contente mais j’arrive à bout des quelques heures de marche.

L’arrivée au refuge est grandiose! On a choisi ce trek aussi pour la qualité des refuges en route dans lesquels les voyageurs se rencontrent et se lient d’amitié. On en attendait pas tant! Des lieux de vie magnifiques, un spa (le luxe!), une salle de yoga face à la montagne, du feu dans la cheminée dans chaque chambre, bref, on est reçus comme des rois. Le lendemain matin je profite d’ailleurs d’un cours de yoga face à la vue, trop chouette. On croise un lama devant la salle de bain de notre chambre, c’est bucolique.

 

Isinlivi – (Sigchos) – Chugchillan

Seulement je sens que ma cheville ne tiendra pas un jour de plus de trek. C’est un peu le coup dur parce que le groupe est super, j’ai vraiment envie de passer quelques jours de plus avec eux. Je cogite, réfléchis aux solutions. J’ai envie d’essayer de relier les étapes suivantes avec d’autres moyens de transport que mes pieds pour rejoindre les autres le soir. Je me renseigne et pour l’étape suivante il faut revenir à Sigchos et repartir dans l’autre sens (c’est pour ça que les gens le font à pied…). Bon. J’ai envie de continuer l’aventure alors je fonce.

Sur la place du village je rencontre une petite dame et je lui demande comment relier Isinlivi à Sigchos. Et là, l’aventure commence! Elle m’explique qu’il y a une « carro de leche » qui va passer par la place du village d’ici 30minutes. J’embarque donc à l’arrière du camion de lait en direction de Sigchos, meilleur moyen de contempler le paysage. Je suis debout entre les écoliers et les villageois qui descendent à la ville. Les arrêts sont nombreux, à chaque ferme on récupère du lait. Quel moment de dingue. Du silence sur la route, juste les rires des écoliers, les bruits de la nature et le paysage autour. J’en prends plein les yeux (et le dos aussi, merci la route de montagne très irrégulière) pendant 1h30, vive l’expérience locale. A Sigchos ça se complique, mais j’arrive rapidement à arrêter une voiture qui va en direction de Chugchillan. Le conducteur a l’air honnête et c’est parti pour 1h de route beaucoup moins éprouvante, de ce côté là de la montagne la route a été refaite récemment.

Arrivée au refuge numéro 2 avec quelques heures d’avance sur les marcheurs, j’en profite pour passer du temps avec les volontaires français qui y bossent. Le reste du groupe arrive enfin et on profite de l’après-midi pour visiter le très petit village, jouer aux cartes, au ping-pong pour certains, au billard pour d’autres, c’est le moment détente! Un bon repas tous ensemble et c’est le moment d’aller dormir. Je partage le dortoir avec Sam (un suisse rencontré la veille) et Fred (un québécois tout aussi sympa) et pour pas s’endormir bête, Fred partage avec nous une super invention pour voyageurs : le Steripen. Un bâtonnet lumineux qu’on plonge dans l’eau pas potable, qu’on fait tourner dans l’eau 1min30 et qui rend l’eau carrément buvable, testé et validé!

 

Laguna del Quilotoa

Dernier jour de trek et le plus important parce qu’on va découvrir la fameuse lagune de Quilotoa si tout se passe bien. Pour l’équipe des non-marcheurs c’est plutôt facile, il s’agit de prendre le bus en fin de matinée! On retrouve le groupe des courageux dans une petite taverne du village où on goûte le « cuy » local (en français ça s’appelle du cochon d’Inde mais on préfère pas y penser alors on parle de cuy). Personne n’est fan du goût assez fort de la viande. Enfin on découvre la lagune, majestueuse au milieu de son cratère, c’est de toute beauté!

Il est déjà temps de rentrer à Latacunga. Une partie du groupe reste dormir sur place, c’est un peu émouvant de se quitter, 3 jours aussi remplis dans la vie d’un backpacker ça doit valoir quelque chose comme 3 semaines dans une vie normale. On sait qu’on n’a pas trop le temps donc on skip souvent la partie superficielle de la rencontre pour arriver rapidement à l’essentiel.

 

Quilotoa – Latacunga

Pour finir en beauté, alors qu’on devait prendre le bus, Vincent nous convainc de descendre en Jeep. Le monsieur qui nous le propose fait payer ça cher mais on est d’accord pour dire que l’expérience vaut le coup! Hop, on se retrouve tous les 4 avec Sam, Julie et Vincent à l’arrière du pick-up. C’est un vrai film avec musique, soleil et vent sur le visage, lumières magnifiques, paysages à couper le souffle. Le conducteur va carrément vite et quand il s ‘arrête au bout de 15min en disant qu’il va « chercher son permis de conduire » on est perplexes. Mais quand il revient avec d’énormes couvertures qu’il nous donne pour qu’on reste au chaud jusqu’en bas on est aux anges! Encore un trajet à couper le souffle mais partagé avec des copains c’est encore mieux. On passe notre temps à dire qu’on a trop de chance de vivre des moments comme ça.

On arrive à Latacunga un peu fatigués. Marie et Mélanie filent vite à Cuenca, adios les filles, merci pour ce bout de voyage partagé! On passe la soirée tous les 4 avec Julie, Vincent et Sam. Entre francophones qui parlent 3 français différents y’a moyen de bien rigoler!! On en profite jusqu’au bout parce que Julie et Vincent partent ce soir aussi vers Quito. Ca fait un petit pincement au coeur de laisser partir de belles rencontres mais c’est ce qui fait le charme du voyage. Et avec Sam on est pas abandonnés parce qu’on rencontre quelques minutes plus tard Etienne, un français qui fait un semestre d’études à Bogota! Sacré personnage.. Les rencontres se suivent et ne se ressemblent pas! Chouette!

Pour moi la suite c’est Quito.. Au moment où j’écris ces lignes j’y suis déjà depuis quelques jours et je peux vous dire que ça a surement été les jours les plus difficiles depuis le début de mon voyage! Suite à venir…

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4 commentaires sur « Latacunga y Quilotoa »

  1. Coucou Mathilde, encore de belles photos et des débuts d’anecdotes qui donnent envie d’en savoir plus. Que de rencontres, que d’expériences différentes ! Ca donne envie de te rejoindre. Bisous

    Aimé par 1 personne

  2. génial et fûté le coup de la charrette de lait ! Et le cratère du Cotopaxi, encore une merveille du monde, tu as bien fait d’insister malgré ta cheville.

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